La BAD au chevet de la République Centrafricaine

0
80


La Banque Africaine de Développement continue d’appuyer le processus de relèvement social et économique de la République Centrafricaine. L’institution bancaire a signé vendredi 1er juin 2018 à  Bangui avec le Gouvernement un protocole d’accords de dons. L’enveloppe s’élève à  plus de cinq milliards de francs CFA et s’inscrit dans le cadre du programme d’appui à  la reconstruction des communautés de base.

Pour Félix Moloua, ministre de l’Economie et du Plan, cette aide est destinée à  la population de Bambari. « Aujourd’hui, nous travaillons avec la BAD pour apporter des solutions à  nos jeunes déscolarisés et désœuvrés ».

Le membre du Gouvernement reconnait les efforts fournis « pour rendre opérationnel les sites de Bogoura et de Nzila ». Car dans moins d’un an « la première promotion sera rendue opérationnelle » ce qui sera « une réponse aux préoccupations de nos jeunes qui seront formés dans des filières porteuses pour leur permettre d’être véritablement opérationnel et subvenir à  leurs besoins », indique Félix Moloua.

Il promet que le Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadéra, le Gouvernement que dirige Simplice Mathieu Sarandji vont pouvoir mobiliser les épreuves « à  Bambari pour regrouper les jeunes et les femmes ». Beaucoup d’espaces sont concernés comme « l’élevage avec les aires d’abattage et l’appui dans le secteur éducatif pour produire des manuels », fait savoir le ministre Moloua. D’autres projets sont en cours dans les jours sur le fonds de la BAD et sur les ressources annoncées à  Bruxelles.

Effets directs des tirs d’armes à  Bambari

Les conséquences des récentes violences à  Bambari ont été regrettables sur le plan humanitaire. Plusieurs organisations d’appui aux personnes vulnérables ont été touchées. Neuf ONG basées dans la localité ont été braquées. MSF à  titre d’exemple a réduit ses activités dans la ville.

Le coordonnateur de la Caritas de Bambari, Sed Morry Gérard Tokoro, estime que la population va traverser des moments difficiles.

« Avec ces derniers évènements dans la villes de Bambari, les ONG qui approvisionnaient les sites en eaux ne sont plus disponibles, mêmes celles qui donnaient la nourriture à  la population sont toutes à  Bangui. Ces ONG sont visées par les groupes armés, on comprend plus rien. Les conséquences sont très néfastes sont sur la population ».

La population doute de qui « peut arriver d’un moment à  l’autre ». De l’autre côté, les conditions de vie sure les sites des déplacés se dégradent de plus en plus, l’illustration est celle de l’église catholique Notre Dame des Victoires. « Nous avons construit des latrines pour un nombre limité. Avec ce déplacement, ces latrines ne sont plus suffisantes pour couvrir le besoin sanitaire des déplacés », souligne Sed Morry Gérard Tokoro. Le coordonnateur de la Caritas « lance un appel à  tous les groupes armés de pouvoir cesser et voir la peine que connait leurs frères ».

Depuis mi mai 2018, la ville de Bambari a été le théâtre d’attaque d’hommes armés. Au moins une centaine de personnes a été tuée.

Source : abangui.com

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here