Moïse Katumbi et Félix Tshiskedi réitèrent leur détermination contre un 3e mandat de Kabila

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 » Nous enjoinons M. Joseph Kabila à cesser toute velléité de briguer en violation de la Constitution un troisième mandat qui plongerait le pays et la région dans le chaos « , soutiennent-ils dans le texte.

Leur déclaration tombe alors que des voix s’élèvent de plus en plus pour dénoncer des affiches de campagne appelant à voter pour le président Joseph Kabila dressées à certaines places de Kinshasa.

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​Les évêques catholiques médiateurs de l’accord qui a permis le report des élections fustigent, eux aussi, des déclarations des membres de la majorité présidentielle évoquant la possibilité d’un autre mandat pour l’actuel Président de la République, au grand mépris de notre chère Constitution et de l’Accord de la Saint Sylvestre qui est clair à ce sujet.

« Ces propos, motivés par les intérêts de leurs auteurs et non du Chef de l’Etat qui ne gagnera pas à être responsable de l’embrasement du pays, doivent être déconseillés par ceux qui aiment le Congo car, ils peuvent facilement déboucher sur des situations de violence préjudiciables pour la paix et la stabilité de la RDC et de toute la sous-région », affirme une déclaration de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) du vendredi.

La présidence congolaise a démenti le 7 mai dernier toute nouvelle candidature du président Joseph Kabila, qualifiant d' »intox » une rumeur relayée sur les réseaux sociaux affirmant qu’il serait en lice pour la présidentielle du 23 décembre censée élire son successeur.

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« C’est de l’intox pure et simple », il n’en est pas question, a déclaré Jean-Pierre Kambila, directeur de cabinet adjoint du président Kabila, interrogé par l’AFP.

« C’est de l’intox. Peut-on imaginer quelqu’un se représenter à l’improviste » à une élection présidentielle?, a réagi de son côté Alain-André Atundu, porte-parole de la Majorité présidentielle (MP).

Le deuxième et dernier mandat de M. Kabila a pris fin le 20 décembre 2016 dans un climat de violences meurtrières. La Constitution interdit au chef de l’État de se représenter.

 

Source : VOA Afrique

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