MSF dénonce la confusion entourant la vaccination contre Ebola en RDC

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Des responsables de la santé en RDC ont lancé cette semaine une campagne ciblée de vaccination avec le vaccin expérimental rVSVSV-ZEBOV jugé « très efficace » par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le vaccin a d’abord été injecté aux malades, puis ce sera au tour des personnes en contact avec des cas suspects et enfin les contacts des contacts.

L’OMS a déclaré mercredi que quelque 10.000 personnes devraient être vaccinées d’ici à la fin juin.

Mais selon MSF, beaucoup de personnes sur le terrain en RDC se posent des questions sur ce vaccin et se demandent qui doit être vacciné.

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« Autour de la vaccination, je considère que le message ne s’est pas bien fait », a estimé Jean-Clément Cabrol, coordinateur médical d’urgence de MSF, lors d’une conférence de presse à son retour de la région affectée.

« Je pense que le fait d’utiliser des mots comme ‘vaccination expérimentale’ ne facilite pas les choses », a-t-il dit.

M. Cabrol a également souligné que tous les discours autour du vaccin ont fait naître sur le terrain de faux espoirs d’une campagne massive de vaccination qui allait régler le problème d’un coup de baguette magique.

« On voit déjà aujourd’hui des gens qui refusent l’hospitalisation alors qu’ils sont positifs, en disant ‘j’attends le vaccin' ».

Provoquant fièvre, vomissements et diarrhées intenses, le virus Ebola se transmet entre humains par contacts directs et étroits, par les « fluides corporels ».

Selon un décompte de l’OMS, 58 cas d’Ebola ont été recensés depuis la flambée qui s’est déclarée le 8 mai à Bikoro, à 600 km de Kinshasa, à la frontière avec le Congo-Brazzaville.

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L’épidémie s’est ensuite propagée à la ville de Mbandaka, peuplée de 1,2 million d’habitants.

« Ce qui est inquiétant, c’est qu’on a pratiquement tous les jours aujourd’hui de nouveaux cas confirmés, à un rythme assez rapide », a poursuivi M. Cabrol.

Il a estimé que la RDC, l’OMS et d’autres ont répondu rapidement et en force à la flambée d’Ebola, mais a jugé encore « insuffisants » les efforts pour informer la population.

« Il y a une méconnaissance de la maladie dans la population (…) Une grosse partie d’entre elle considère que c’est quelque chose comme de la sorcellerie », a-t-il déploré.

M. Cabrol a également fait état de menaces visant des membres du personnel médical accusés d’apporter eux-mêmes la maladie.

Le vaccin est « un outil en plus », mais le plus important est d’informer la population sur « les actes d’hygiène de base qui permettent d’éviter la propagation » du virus, a-t-il souligné.

Pour chaque cas confirmé, a-t-il rappelé, 80 personnes devraient être vaccinées. Mais cela pose de sérieux problèmes logistiques, car actuellement, la capacité est de 40 vaccinations par jour.

Avec AFP

 

Source : VOA Afrique

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