Création de deux groupes armés communautaires dans le centre du Mali

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« Je suis le président de la coordination du bureau national du groupe d’autodéfense Dana Amassagou, qui veut dire les chasseurs qui se confient à Dieu », a déclaré à l’AFP David Tembiné, chef de ce groupe de chasseurs dogons.

« Nous sommes le nombre qu’il faut pour défendre nos parents contre les milices, notamment peules, qui les attaquent », dans des zones où l’Etat est absent, a assuré M. Tembiné.

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De son côté, l’Alliance pour le salut du Sahel entend défendre « les civils peuls du Mali et du Burkina Faso contre les exactions », a expliqué à l’AFP un de ses responsables, Yessouf Diallo.

« La région de Mopti a une frontière avec le Burkina Faso, où des Peuls vivent aussi. Nous allons les protéger aussi », a ajouté M. Diallo, un ancien fonctionnaire malien.

Les violences se multiplient depuis plus de trois ans dans le centre du Mali entre Peuls, traditionnellement éleveurs, et les ethnies bambara et dogon, pratiquant majoritairement l’agriculture.

Dans cette région, « les conditions de protection (des civils) se sont encore détériorées », déplore dans son dernier rapport trimestriel sur le Mali le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

Les groupes jihadistes y ont « exacerbé les tensions et les violences intercommunautaires, surtout entre les Peuls et les Dogons, et fait un nombre de victimes civiles sans précédent » dans leurs opérations visant les forces maliennes et étrangères, selon le rapport.

La communauté peule accuse régulièrement les autorités de tolérer, voire d’encourager, les exactions de groupes de chasseurs traditionnels à son encontre, au nom de la lutte contre les jihadistes, ce que dément catégoriquement le gouvernement.

A la suite de violences contre des Peuls et des Touareg près de la frontière avec le Niger (nord-est), le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) avait relevé que de tels actes « ne sont pas rares dans cette région à cette période « en raison des aléas climatiques qui rendent difficile l’accès à l’eau et aux pâturages ».

« Ce qui est inhabituel », soulignait le CICR le 4 mai, « c’est l’ampleur de ces violences ».

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, avant d’en être chassés en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire qui se poursuit.

Des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et internationales, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes.

Avec AFP

 

Source : VOA Afrique

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