« Moment décisif » pour l’épidémie d’Ebola en RDC

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« Les prochaines semaines nous diront vraiment si cette épidémie va s’étendre aux zones urbaines ou si nous allons être en mesure de la maîtriser », a déclaré le directeur du Programme de gestion des situations d’urgence de l’OMS, Peter Salama, lors d’une séance spéciale de l’OMS à Genève.

« Nous sommes à la croisée des chemins, à un moment décisif », a-t-il dit.

L’épidémie d’Ebola a été déclarée le 8 mai à Bikoro (à 100 km de Mbandaka et 600 km de Kinshasa), à la frontière avec le Congo-Brazzaville. Le nombre de morts s’élève à 27, sur 58 cas, dont 28 confirmés, selon un dernier bilan de l’OMS publié mercredi.

Interrogé par l’AFP, M. Salama a expliqué qu’il était « trop tôt pour dire dans quelle direction (l’épidémie) va aller ».

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« Nous saurons si elle s’étend, s’il y a des cas additionnels dans les grands centres urbains » ou s’il y a des cas « dans les pays voisins », a-t-il ajouté.

Les premiers cas sont apparus au début du mois d’avril selon l’OMS dans une zone rurale de l’ouest de la RDC, avant de se propager à Mbandaka, ville d’environ 1,5 million d’habitants située sur le fleuve Congo et reliée à Kinshasa par de nombreuses liaisons fluviales.

M. Salama a également expliqué que la campagne de vaccination – qui cible le personnel de santé ainsi que les contacts et contacts des contacts des malades – suit son cours. L’OMS espère vacciner quelque 10.000 personnes d’ici la fin du mois de juin.

Ce vaccin ne doit toutefois pas être considéré comme la « solution miracle » mais comme une « partie de la réponse », a souligné M. Salama, appelant à un suivi minutieux des patients et de leurs contacts. L’OMS a identifié jusqu’à présent 600 contacts de malades.

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Il a rappelé que les personnes ayant guéri sont toutefois susceptibles de transmettre le virus par voie sexuelle sur une période allant de « plusieurs mois à plusieurs années ».

Vendredi dernier, l’OMS a décidé que cette épidémie ne constituait pas « actuellement une urgence de santé publique de portée internationale », une qualification qui permettrait avant tout à l’agence de l’ONU d’avoir plus de « force sur le plan juridique » pour empêcher des pays d’imposer des restrictions au voyage ou au commerce, des mesures qui peuvent s’avérer contre-productives, a relevé M. Salama.

« La réponse à cette grave épidémie a pris un bon départ mais il y a encore un long chemin à parcourir pour en voir la fin », a-t-il conclu.

Avec AFP

 

Source : VOA Afrique

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