La MINUSCA souligne que Bambari doit rester une ville sans groupes armés

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Après les incidents survenus lundi et mardi à  Bambari, dans la préfecture de la Ouaka (centre de la Centrafrique), les casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) continuent à  assurer la protection des populations, notamment des déplacés, ainsi que des institutions dans la ville. Lors de la conférence de presse hebdomadaire, le porte-parole de la Mission a condamné les violences marquées par des morts et des pillages, et indiqué que les casques bleus avaient le contrôle de Bambari.

« Après des attaques, la MINUSCA a rapidement rétabli le contrôle de la ville », a dit le porte-parole, Vladimir Monteiro, ajoutant que « Bambari n’est pas tombée et nous n’allons pas laisser cette ville symbole du retour de l’autorité de l’Etat, entre les mains de groupes armés ». Interrogé sur la présence de l’UPC dans la ville, le porte-parole a indiqué que la MINUSCA mènera des enquêtes internes sur le mouvement d’éléments de ce groupe armé dans la ville.

Répondant aux questions sur une éventuelle inaction de la MINUSCA à  Bambari, le porte-parole a énuméré différentes phases de l’intervention des casques bleus avec d’abord la protection immédiate de plusieurs centaines de déplacés, conformément au mandat de protection des civils, la coordination avec les forces de sécurité intérieure et appui aux autorités locales ainsi que des patrouilles nocturnes dans les zones sensibles. “Nous gardons le contrôle de cette partie du pays mais cela montre les défis auxquels nous sommes confrontés en Centrafrique, avec les réponses que la MINUSCA doit apporter sur le terrain et en l’absence de l’autorité de l’Etat », a-t-il indiqué, rappelant que la MINUSCA et les forces de sécurité intérieures travaillent ensemble à  Bambari.

La MINUSCA a indiqué que les incidents au cours desquels des individus armés, présumés affiliés au Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique (UPC) et d’autres individus armés ont attaqué la MINUSCA ainsi que la police et la gendarmerie nationale, faisaient suite à  « des rumeurs de meurtres sur fond de division communautaire » dans la ville. A cet effet, la Mission a condamné toute tentative de justice populaire ainsi que les actes de représailles et de pillages qui constituent des crimes.

Source : abangui.com

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