Crise ivoirienne, troubles en RDC, échecs des indépendances au salon du livre d’Abidjan

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Cette dixième édition « est spéciale, car il s’agit de célébrer la littérature, avec l’objectif de faire partager le goût de l’écriture et de la lecture guidée et conseiller les amoureux du livre dans leur choix », a déclaré à l’AFP Ange Félix N’Dapkri, commissaire général du Sila qui enregistre la participation de 40 exposants jusqu’au 20 mai.

« Adieri la prisonnière » (Éditions Tabala), un ouvrage sur les massacres de civils sur une base ethnique en RDC, est présenté à ce salon. Ecrit par le juge ivoirien Epiphane Zoro Bi, ce livre relate la situation dans l’Ituri, province du nord-est de la RDC, théâtre depuis 1999 d’affrontements entre pasteurs hemas et agriculteurs lendu qui ont fait plus de 60.000 morts et plus de 600.000 déplacés.

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En 2003, l’intervention de la force européenne Artemis sous commandement français avait mis fin à ces massacres. Mais les atrocités ont repris depuis février 2018.

« Mon récit interpelle les hommes politiques sur leur responsabilité dans les guerres fratricides sur le continent africain », a expliqué à l’AFP l’auteur, qui a travaillé en RDC comme représentant résident de la fondation américaine Carter Center, puis comme coordonnateur de l’unité justice transitionnelle et lutte contre l’impunité du bureau conjoint des Nations unies aux droit de l’homme.

« L’Espoir africain (Selon la volonté de Dieu mais grâce à la responsabilité des Africains noirs) »? un roman-vérité (Éditions Tabala) de Silvain Diby Kouamé, met l’accent sur « les épreuves de dépendances survenues le jour même où fut proclamée chaque indépendance des nations africaines noires ».

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« C’est pourquoi, après avoir recensé et compris les causes des échecs de ladite période, il faut aussi leur trouver des solutions efficaces et pragmatiques qui seront mises en œuvre par l’ensemble des citoyens », écrit l’auteur.

« Tout grand changement est un ouragan » (Éditions Encre Bleu) de Charles Nokan, pionnier de la littérature africaine, figure également en bonne place au Sila.

Le livre relate la crise militaro-politique qu’a connue la Côte d’Ivoire en 2010-2011, qui a fait 3.000 morts.

NCI, acteur principal, se porte volontaire pour être médiateur dans la crise que connaît son pays en vue d’une réconciliation. « Mais un ouragan est un ouragan, il cause des dégâts immenses, puis il passe », selon Charles Nokan.

Par ailleurs, l’écrivain franco-ivoirien Serge Bilé, qui écrit sur les histoires oubliées des Noirs, a remporté le grand prix Bernard Dadié du Sila avec son livre « Boni ». Son dernier ouvrage, « Yasuké », porte sur un samouraï noir au XVIe siècle.

Avec AFP

 

Source : VOA Afrique

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