Centrafrique : Des barricades nocturnes observées dans plusieurs quartiers de Bangui

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Bangui – Les derniers évènements à  la paroisse notre dame de Fatima le 1er Mai 2018 ont conduit à  l’installation anarchique et nocturne de barricades dans plusieurs avenues de la capitale. Selon le constat du RJDH, les contrôles se font sur ces barrières malgré la présence des Forces de Sécurité Intérieures.

Bangui revit aujourd’hui les scènes de 2012 o๠dans plusieurs quartiers, la nuit, des barrières illégales sont érigées par des groupes de jeunes. Des barricades sont visibles aujourd’hui sur l’avenue CEMAC dans le 6ème arrondissement, le 3ème et le 7ème arrondissements de Bangui. l’érection de ces barricades divisent les banguissois qui sont pour certains d’avis parce que pour eux cela est un moyen pour garantir la sécurité et pour d’autres une situation déplaisante.

Un habitant du quartier Ngaragba dans le 7ème arrondissement s’est plaint, «nous ne pouvons pas circuler librement. Ils fouillent les véhicules et cela nous fait perdre du temps même pour déposer les enfants à  l’école. C’est le travail de la police et non des individus incontrôlés », a-t-il regretté.

Au quartier Kpètènè dans le 6e arrondissement de Bangui, Jules qualifie la multiplication des barricades comme une faiblesse des Forces de Sécurité Intérieure et voie déjà  un problème de sécuritaire causé par les tenants de ces barrières, « c’est inadmissible ce qui se passe actuellement. Le président de la République est garant de la sécurité et ils les forces de l’ordre pour ce travail. Les barrières qui sont érigées vont créer un problème de sécurité car ces gens vont bientôt commencer à  racketter la population », a-t-il lâché.

Racketter la population, c’est ce que constate déjà  un habitant du 8e arrondissement de Bangui. «A côté des barrières, ils ont mis un panier pour demander l’argent pour se payer du café. C’est inadmissible. Sauf que si la population décide de se protéger ce qu’il y’a défaillance dans le système de la protection des civils et des forces nuisibles infiltrent les quartiers », a soutenu cette habitante du 8e arrondissement.

Emotion Brice Namsio, l’un des leaders des ex Anti-Balaka dans le 7e arrondissement de Bangui justifie ces barricades pour des mesures sécuritaires, «après l’attaque de la paroisse Notre dame de Fatima, les gens veulent prendre des mesures de précaution. Ces barrières sont érigées seulement la nuit pour contrôler les entrées et les sorties. Mais pour le quartier Fatima o๠les barrières sont érigées le jour comme la nuit c’est peut-être par mesure de précaution aussi vu ce qui s’est produit le 1er Mai 2018 », a-t-il expliqué.

Contacté sur la question, le ministre de la sécurité publique n’était pas disponible pour plus d’information sur la question.

La situation sécuritaire dans la capitale centrafricaine revient comme en 2012-2013 o๠les barricades étaient érigées sur les axes de la capitale, ce qui a fragilité le pays et la libre circulation des personnes et des biens.

Source : abangui.com

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