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Centrafrique : Les journalistes exigent du gouvernement la révision à la hausse de la subvention allouée aux médias

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BANGUI, 11 Mai 2018 (RJDH) — « Il faut accroitre la subvention allouée aux médias » c’est la ligne soutenue par le président de l’Union des Journalistes Centrafricains à l’occasion de la journée internationale de la presse célébrée en différé dans ce pays à cause de la tension sécuritaire.

Chaque année, l’Etat débourse en guise de subvention aux médias publics et privés du pays une somme forfaitaire pour les appuyer dans leur travail. Ce montant jugé insuffisant dans un pays où les journalistes travaillent beaucoup avec des moyens dérisoires pour informer et sauver.

Comparativement aux pays voisins à l’exemple du Tchad, la subvention accordée aux organes de presse varie entre 500 millions à un milliard de FCFA, alors que le gouvernement centrafricain n’octroie qu’environ 25 millions aux organes de presse privée et publique.

Une manière de valoriser le métier, Rigobert Macka Gbossokoto enjoint le gouvernement à faire plus. «Il est fortement souhaitable que le gouvernement revoie à la hausse la subvention allouée aux organes de la presse centrafricaine » a déclaré le président de l’UJCA, Macka Gbassokoto, dans une interview ce matin à Bangui.

Il propose par conséquent au gouvernement une enveloppe de 500 millions «que le gouvernement verse au moins 500 millions FCFA à la presse, afin d’améliorer leurs conditions de vie. Mais les 25 millions ne peuvent résoudre les problèmes rencontrés par les hommes des médias au quotidien », a développé le président de l’UJCA.

Une vision axée sur le respect de la corporation, selon le président Macka Gbossokoto qui appelle les journalistes au respect des règles de l’art de leur métier «et pourtant cette presse les accompagne souvent. Pour dénigrer les journalistes pour de  moindres choses, nos gouvernants sont toujours prêts. Pour cela, il est important que les journalistes respectent l’éthique et la déontologie de leur métier et doivent éviter d’être des journalistes rebelles, afin d’être le contrepoids du pouvoir » a réitéré Macka Gbossokoto, président de l’UJCA.

Plusieurs autres recommandations ont été formulées par les journalistes notamment l’élaboration et l’adoption d’une nouvelle loi sur la presse en ligne, la transformation de l’ancienne école régionale des Postes et Télécommunication (PTT) de Lakouanga en Ecole Supérieure de Journalisme ainsi que la reprise du nom de domaine (CF) par l’Etat Centrafricain, vendu jadis à un particulier.

La journée internationale de la liberté de presse est célébrée en différé suite au regain de violence qui a secoué une partie de la capitale le 1er mai dernier.

Source : rjdh.org

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