Centrafrique : Les victimes crient au ras-le-bol suite à la persistance de violences

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Ce mercredi 9 mai 2018, alors que Bangui est plongé dans un début de ‘’ville morte’’ lancée par le Groupe de travail de la Société civile, les victimes des crises en Centrafrique elles, crient leur ras-le-bol. Leurs Associations ont tenu une conférence de presse à Bangui, par la voix de leur Président, Hervé Séverin Lidamon qu’assistaient Mme Euphrasie Yandoka de la Fondation des femmes victimes, de Thierry Khondet du Réseau des journalistes pour les droits de l’homme.

Elles sont près d’une dizaine, les Associations des victimes de Centrafrique à signer une déclaration commune pour dénoncer la persistance des violences dans le pays, faisant ainsi qu’augmenter le nombre de victimes déjà nombreuses. Il s’agit entre autres, des Associations des victimes de la crise centrafricaine, à savoir AVED, ASVI, AVUG, ANAF, réunies au sein du Partenariat stratégique avec l’appui d’autres Organisation de défense des droits de l’hommes dont la Ligue centrafricaine des droits de l’homme (LCDH), la Fondation ‘’J’ai Rêvé’’, les Ongs ‘’Cercle’’ et ROSELEP.

Elles « condamnent avec la dernière rigueur ces actes ignobles tendant à faire resurgir la haine et la violence dans la ville de Bangui et sur tout le territoire centrafricain », comme l’a indiqué Séverin Lidamon.

De l’avis des victimes, l’attaque terroriste de Fatima du 1er mai dernier rappelle celle aussi meurtrière d’octobre 2015. « Aujourd’hui, les ennemis de la paix veulent nous ramener dans cet état, nous disons non, non, non, car le peuple a besoin de construire son avenir, assurer l’éducation de ses enfants et son bien-être ».

La situation sécuritaire déjà bien grave que traverse le pays tant au niveau de la capitale que dans l’arrière-pays a poussé les Associations des victimes à formuler les recommandations fortes suivantes :

« Au Gouvernement, de : déployer d’urgence une mission conjointe Faca-Minusca dans le 3ème arrondissement de Bangui pour démanteler les groupes d’autodéfense et du Km5 en particulier ; restaurer l’autorité de l’Etat sans condition dans ce quartier ; renforcer la sécurité à Bangui et dans l’arrière-pays ; décréter le Km5 une zone sans arme (même l’arme blanche) pour que la paix se consolide à Bangui ; identifier et traduire devant la justice les auteurs et complices des actes de violences perpétrés dans le 3ème arrondissement de Bangui en général et le quartier Fatima en particulier ; lancer un mandat d’arrêt international à l’endroit des chefs de guerre et leurs complices qui sèment la désolation sur les paisibles citoyens centrafricains ; assainir les localités sinistrés par des vastes opérations de nettoyage, de désinfection, de canalisation et d’ouverture des voies de communication ; privilégier le droit des victimes à la justice et ; impliquer les Associations des victimes officiellement reconnues dans toutes les initiatives en faveur des victimes ».

D’autres recommandations visent la communauté internationale et la Minusca, en vue d’« appuyer les efforts du gouvernement » pour un retour durable à la paix en Centrafrique. De même, les hommes politiques sont appelés à « s’unir autour des nouvelles autorités » avec des propositions constructives pour une sortie durable de la crise. Les Associations des victimes plaident également pour l’amélioration des victimes et appellent ces dernières à une mobilisation maximale pour défendre leurs droits.

Source : abangui

abangui

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