Quatre conventions signées avec la France pour aider à la relance de l’agriculture

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Bangui – L’ambassadeur de France en République Centrafricaine (RCA), Christian Bader, a signé, lundi 7 mai 2018 à Bangui, quatre conventions avec des représentants des organisations non-gouvernementales internationales et l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qui interviennent en faveur de la relance agricole dans le pays, a constaté l’ACAP.

L’objectif du financement français est d’appuyer le relèvement économique à travers la distribution d’intrants aux petits producteurs, des semences, de petits outillages et l’organisation des marchés et soutenir les campagnes de vaccination des petits et des gros ruminants dans les zones de cohabitation très difficile entre les agriculteurs et les éleveurs.

Les représentants des organisations ayant signé une convention avec l’ambassadeur Bader sont : Marilyn Cittadini de Solidarités International, Abou-Bakr Mashimango de Triangle Génération Humanitaire, Mathieu Legrand de Première Urgence et Jean-Alexandre Scaglia de la FAO.

La France s’est engagée à financer la campagne agricole 2018 à Dékoa, Kaga Bandoro et Mbrés à hauteur de 400.000 euros, car considérée comme étant une zone se trouvant dans un nœud sécuritaire qu’il convient de stabiliser.

L’Ong Solidarités International a décidé, malgré l’insécurité, de maintenir ses activités à Kabo.. le projet concernant cette zone est de 450.000 euros et portera sur les intrants agricoles, la conduite de la vaccination des animaux.

Avec l’Ong Triangle, la France entend soutenir à hauteur de 350.000 euros la distribution d’intrants, l’appui au développement de la pêche et de l’apiculture.

Enfin, la France va financer, pour un montant de 300.000 euros, les activités menées par Première Urgence dans le nord de la Mambéré Kadéi qui enregistre un retour massif de réfugiés nécessitant un accompagnement.

Au-delà de ces financements, la France va accorder dans les prochaines semaines un financement additionnel de 500.000 euros au Programme alimentaire mondial (PAM) pour couvrir les sous-préfectures de Bocaranga, Paoua et Ngaoundaye, qui sont des zones à la frontière entre la République Centrafricaine, le Tchad et le Cameroun, densément peuplées mais soumises à l’insécurité.

Il est question, avec ce programme, de favoriser les productions locales qui seront rachetées par le PAM et redistribuées dans les cantines, une manière d’éviter l’importation desdites denrées.

Grosso modo, l’appui de la France au relèvement agricole s’élève à 2 millions d’euros pour les quatre premiers mois de 2018.

Des projets de coopération universitaire sont au beau fixe, à l’exemple de cette coopération entre une université de Montpellier et l’Institut Supérieur de Développement Agricole (ISDR).

Il faut noter que le financement français est la conséquence des promesses faites à Bruxelles, en novembre 2016, lors de la conférence des donateurs de la République Centrafricaine. En ce temps, la France avait promis un décaissement de 85 millions d’euros sur trois ans pour contribuer au relèvement du pays.

Source : abangui

abangui

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