Centrafrique : Geneviève Chour Gbadin rejette son implication dans l’assassinat de 12 Anti-Balaka par les soldats congolais de Brazzaville à Boali

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BANGUI — Trois soldats congolais de la Misca ont été jugés à Brazzaville le 26 avril pour crime commis à Boali en RCA. Dans son intervention, le commandant congolais Abéna a relevé que c’est le sous-préfet Geneviève Chour Gbadin à l’époque en poste à Boali qui leur a donné l’ordre de commettre l’acte. Une accusation rejetée par Geneviève Chour Gbadin, actuel sous-préfet de Nola à l’ouest du pays après son poste de Damara.

Le crime jugé a été commis le 24 mars 2014 à Boali, une localité située à 80 km de la capitale centrafricaine, Bangui. Dans cette ville, il était affecté un contingent de cent quatre-vingt-seize militaires, pour s’interposer entre les deux fractions rebelles en présence, les anti-Balaka et les Séléka.

Geneviève Chour Gbadin, contacté ce 30 avril par RJDH rejette toute son implication, « j’étais en mission à Lambi, je suis revenue tard et le lendemain, j’ai reçu un coup de fil comme quoi les Anti-Balaka voulaient se battre avec les soldats congolais. Je suis allée intervenir comme l’abbé de Boali qui a donné conseil aux deux groupes. De mon retour, j’ai entendu des coups de feu, c’était parti », a-t-elle expliqué.

Pour la sous-préfète, son intervention était veine auprès des soldats congolais, « personne ne pouvait m’écouter. Les tirs étaient denses, les soldats congolais m’ont exfiltrée. Tout Boali voyait ce qui se passe car je criais à haute voix qu’il y’a des civils. Ni les Anti-Balaka, ni les Congolais pouvaient m’entendre », insiste Geneviève Chour Gbadin.

La sous-préfète a confié au RJDH qu’elle ne pouvait pas donner l’ordre aux militaires en mission dans la ville « ils demandaient l’ordre à leur hiérarchie, pas aux civils comme moi. Ils étaient des rois à Boali, c’est du n’importe quoi » a déclaré Geneviève Chour Gbadin.

Une fosse commune découverte près d’une base des forces de maintien de la paix à Boali et exhumée le 16 février 2016 a révélé les restes de 12 personnes identifiées comme celles ayant été détenues par les soldats de maintien de la paix en mars 2014.

Les troupes congolaises de la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique, (MISCA), une mission de l’Union Africaine, dirigée par le général Congolais Jean Marie Michel Mokoko aujourd’hui en prison à Brazzaville.

Source : abangui

abangui

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