Centrafrique : le président du Haut conseil de la communication entend mettre l’ordre dans les réseaux sociaux

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BANGUI – Le président du Haut conseil centrafricain de la communication (HCC), José-Richard Pouambi, a déclaré compter sur le Réseau francophone des régulateurs des médias (REFRAM) pour doter l’institution d’instruments légaux à s’immiscer dans le contrôle des réseaux sociaux, a appris Xinhua mardi d’une déclaration à la presse du HCC.

M. Pouambi a avoué que « tous ceux qui animent les blogs et pages facebook et qui se livrent à des contre-vérités, des mensonges et des volontés de nuire ne sont pas des journalistes et ne sont pas reconnus par le HCC. Ce qui, de facto, empêche le HCC de leur infliger une sanction en cas de dérapage, insistant aussi sur l’absence de réglementation en la matière ».

Malgré les carences concernant les réseaux sociaux, M. Pouambi a soutenu que le HCC procède au monitoring systématique des médias tant publics que privés en RCA, pour mettre des sanctions à certains responsables en cas de dérapage.

Le HCC, organe suprême de régulation de la communication en RCA, ne met pas à l’avant les sanctions, d’après son président. Il privilégie une démarche pédagogique consistant à interpeller et à échanger avec les responsables des médias visés, jusqu’à ce que la récidive soit prononcée en matière d’inobservation de l’éthique et de la déontologie.

Vendredi dernier, 20 avril, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra recevait toutes les sensibilités sociales et politiques pour débattre de l’actualité dominée par l’opération de désarmement du quartier Kilomètre 5 et le regroupement des rebelles dans la ville centrafricaine de Kaga-Bandoro (centre-nord). A cette occasion, il a interpellé le HCC sur « l’attitude de certaines presses tant nationale qu’internationale qui, sans se cacher, font l’apologie et la publicité des terroristes, en allant les interviewer, leur donnant la possibilité d’instrumentaliser une action de rétablissement d’ordre et à les aider à diviser le peuple ».

Au-delà de cette interpellation, M. Pouambi a conclu que le Chef de l’Etat est garant des institutions mais qu’il n’a pas donné des directives au HCC.

Source : abangui

abangui

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