Centrafrique : Les ressortissants centrafricains au Burkina Faso harcelés pour les Visas

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BANGUI, 11 avril 2018 (RJDH)–Les ressortissants centrafricains au Burkina Faso dont les visas sont arrivés à expiration déplorent leur situation ainsi que les pressions et  le harcèlement qu’ils subissent de la part des services d’immigration. Ils appellent le gouvernement centrafricain à prendre des mesures énergiques pour trouver des solutions idoines.

Ce harcèlement est arrivé alors que la Centrafrique et le Burkina Faso ont signé en novembre 2016 un accord de coopération bilatérale, lequel accord révisé en janvier 2017 a été présenté au parlement.

Selon les informations du RJDH, les étudiants continuent à payer le Visa à 94.000 FCFA chaque année malgré l’accord qui lie ces deux pays. «Plusieurs étudiants ne sont pas en mesure de s’acquitter du prix du visa chaque année. Ils rencontrent des difficultés à leur sortie parce que, le visa, s’il n’est pas payé dans le délai, entraîne des frais de pénalité. Pour certains qui ont passé plus de 2, 3 à 5ans ici, leur pénalité atteint jusqu’ à 1 million de FCA», a expliqué un étudiant à Ouagadougou.

Cette situation pousse les étudiants et ressortissants à fuir, tout en abandonnant leur passeport au niveau du service de l’émigration. «Le président Touadera et le ministre des affaires étrangères étaient passés ici l’année dernière et nous leur avons fait part de la situation. Et ils nous ont promis qu’ils vont réagir dans un bref délai pour pallier ce problème. Le ministre nous a fait croire que l’accord de coopération entre la Centrafrique et le Burkina existe toujours», précise ce jeune étudiant, qui est aussi confronté au problème de pénalité.

Alors que le problème de visa les pénalise, ces étudiants centrafricains souffrent du non-paiement des bourses. «Certains bénéficient de la bourse du gouvernement mais depuis lors aucun sou ne leur est parvenu. Nombreux sont ceux qui ont été chassés de leur école. Pour les burkinabés qui voyagent pour aller chez nous, ce qu’ils payent pour  les visas ne vaut pas la moitié des frais du visa qu’on nous impose ici», regrette amèrement un étudiant.

La situation des étudiants centrafricains dans plusieurs pays laisse à désirer. Le RJDH tente toujours d’entrer en contact avec les responsables en charge de ces deux dossiers.

Source : RDJH

RDJH

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