Gendarmes et policiers de l’Ouham formés aux techniques d’audition des victimes auteurs de violences sexuelles

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Une vingtaine de gendarmes et de policiers en provenance des différentes sous-préfectures de l’Ouham, a été formée au Centre Culturel Monseigneur Chambon (CCMC) de Bossangoa, aux techniques d’auditions des victimes et des mis en cause de violences sexuelles. Cette formation assurée par la composante de la police des Nations Unies (UNPOL) de la MINUSCA avec l’appui financier du PNUD et le soutien des autorités locales, s’est déroulée du 26 au 30 mars 2018.

Une occasion pour le chef de projets du bureau du PNUD de Bossangoa, Zakaria Keïta, de rappeler à l’assistance que cette activité va contribuer à l’amélioration des capacités techniques de la police judiciaire afin de mieux lutter contre l’impunité des infractions de violences sexuelles.

« L’objectif de la formation est de renforcer les capacités des enquêteurs ciblés en les dotant d’outils adéquats (Lois, procédures applicables et techniques adaptés) pour auditionner les victimes et les auteurs, renforcer les mesures de prévention et de réponses dans le cadre de la lutte contre les violences sexuelles, sensibiliser les participants sur les besoins et droits des victimes ,soutenir une collaboration étroite entre tous les partenaires pour la création d’un système de référencement holistique en vue d’une meilleure coordination de la prise en charge des victimes.», a-t-il précisé.

Durant ces jours de formation, les officiers et sous-officiers des forces de sécurité intérieure (FSI) de la préfecture de l’Ouham, ont été outillés à travers différents modules ponctués d’études de cas pratiques, aux techniques d’auditions des victimes et des mis en cause de violences sexuelles.

Lors de la cérémonie de clôture de cette formation, le chef du bureau de la MINUSCA de Bossangoa par intérim, Abraham Esapa Esong, par ailleurs coordonnateur du Bureau régionale des Droits de l’homme, a souligné que cette initiative vient s’ajouter aux multiples actions entreprises par la MINUSCA dans la région dans le cadre de la restauration de l’autorité de l’Etat.

« Cette formation que vous venez de suivre est un plus après les différents appuis que la MINUSCA ne cesse de vous apporter. Je suis persuadé que vous allez maintenant bien gérer les cas des victimes de violences sexuelles. Comme vous le savez, une femme violée se sent culpabilisée et est souvent marginalisée. Désormais, c’est à vous de l’aider à sortir de son silence et à dénoncer les auteurs de cette pratique », a-t-il indiqué.

Pour Pierre Dénamguéré, maire de la ville de Bossangoa, ce renforcement de capacités permettra à ses concitoyens d’avoir confiance à la police et à la gendarmerie qui joueront maintenant pleinement leur rôle régalien.

« Mettez en pratique ce que vous venez d’apprendre afin que la population sache que le temps de l’impunité est révolu. Grand merci à la MINUSCA et ses partenaires qui ne cessent de nous appuyer à chaque fois que besoin se fait sentir », a-t-il déclaré.

Au nom des apprenants, le maréchal des logis, Pegot Dondavo Jean Oddy, a vivement remercié la MINUSCA et le PNUD pour la qualité de cette formation et a souhaité qu’elle soit également organisée à l’intention de toutes les forces de sécurité intérieure de la RCA afin qu’elles puissent relever les différents défis dans l’exercice de leur mission.

Il faut préciser que cette formation a été parachevée, le samedi 31 mars 2018, par des activités de sensibilisation menées par l’UMIRR (Unité mixte d’intervention rapide et de répression de violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants) à l’endroit des FSI, des autorités locales, des leaders communautaires et de la population de Bossangoa.

Source : abangui

abangui

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