Centrafrique : Le président Touadera reconnait la fragilité sécuritaire du pays

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BANGUI, 30 mars 2018 (RJDH)—Le président Faustin Archange Touadera a reconnu, ce jour l’instabilité de son pays. Il l’a fait savoir lors de la conférence de presse encadrée qu’il a animée au Palais de la Renaissance à l’occasion de la deuxième année de son pouvoir.

Une conférence de presse encadrée, c’est ce que Faustin Archange Touadera a choisi pour sa deuxième année de pouvoir. A l’occasion, le chef de l’Etat pour une des rares fois, a reconnu la fragilité sécuritaire du pays qu’il dirige depuis  le 30 Mars 2016, «je suis conscient que le pays fait face à un sérieux problème sécuritaire. Il y a l’instabilité et la question de sécurité, c’est le nœud de notre problème aujourd’hui », reconnait le président de la République.

Faustin Archange Touadera évite cependant d’aller dans les détails et estime que son gouvernement fait déjà des efforts pour régler cette situation. Le président a fait allusion au DDRR qui, selon lui, va permettre le désarmement des groupes armés, condition sine qua non du retour de la paix.

Le chef de l’Etat retrouve ici la position de certains de ces opposants qui ont considéré qu’il n’a pas amélioré la situation sécuritaire en deux ans, « le costume est plus grand que Touadera qui a échoué sur le plan sécuritaire parce que les gens continuent de mourir quotidiennement. La situation s’est davantage dégradée de telle sorte que l’espoir s’amenuise », a fait savoir Ferdinand Nguendet, opposant et chef du parti Rassemblement pour la République.

Le président de PATRIE, un autre parti de l’opposition, note que le bilan de Touadera sur le plan sécuritaire est deux fois plus alarmant que celui du régime Séléka, « jamais les Centrafricains n’ont été aussi massacrés sur la terre de leurs ancêtres, puisque le triste record des morts que détenait le régime Séléka a été multiplié par deux sous le régime issu des urnes du président Touadera », a publié Crépin Mboli Goumba sur sa page Facebook.

La sécurité a été le premier pilier du programme politique que Faustin Archange Touadera a proposé aux Centrafricains. Lors de son investiture le 30 mars 2016, il a encore posé la question comme la priorité des priorités. Deux années après son entrée en fonction, 80% du territoire est contrôlé par les groupes armés contre 50%, il y a 24 mois.

Source : RDJH

RDJH

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