Centrafrique : un groupe armé veut en découdre avec la Minusca

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En Centrafrique, un groupe armé dans un des quartiers musulmans de Bangui s’est dit être prêt à passer à l’affrontement avec la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) si celle-ci tentait de les désarmer. Une menace qui arrive après que la Minusca a décidé de désarmer ces groupes.

Nimery Matar Jamous, alias “Force”, le leader d’un des principaux groupes armés du PK5, quartier musulman de la capitale a affirmé à l’AFP que si la Minusca « veut la guerre, elle n’a qu‘à dire aux populations de quitter le quartier et on va se battre ».

Selon plusieurs habitants du PK5 interrogés par l’AFP, la Minusca a fixé dimanche un ultimatum aux groupes armés du quartier pour désarmer, sinon leurs bases seront démantelées de force. La Minusca n’a pas souhaité commenter cette information.

Le 21 mars, l’ONU en Centrafrique avait dénoncé les “pratiques mafieuses” de ces groupes armés. Ils “doivent comprendre que le temps est venu de cesser leurs pratiques violentes et frauduleuse” avait déclaré à la presse Hervé Verhoosel, porte-parole de la Minusca.

“Les enfants (du quartier) ont des armes. Si (la Minusca) commence à tirer, les enfants vont aussi commencer à tirer partout, ça va toucher tout le monde”, a déclaré à l’AFP Ibrahim Bala, chef du quartier Bayadoumbia du PK5, qui abrite la base du groupe de “Force”.

La Minusca avait déployé des troupes fin janvier dans le PK5, après une flambée de violences début 2018. Mi-février, en raison de leur persistance, l’association des commerçants du PK5 (ACK) avait fixé un ultimatum à la Minusca pour qu’elle démantèle les groupes autoproclamés d’autodéfense, accusés de violences et d’exactions envers les commerçants et la population.

Source : abangui

abangui

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