L’administration publique complètement paralysée au Bénin

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Les magistrats ont relancé leur grève 5 jours sur 5, le secteur de la santé observe 72 heures de grève par semaine, l’enseignement supérieur est passé à 96 heures de grève, les enseignements de la maternelle, du primaire et du secondaire sont aussi passés de 72 à 96 heures de grève.

Au cœur du durcissement de la crise, les retenues sur salaires pour fait de grève. Les travailleurs sont plus que mécontents.

Ils sont épaulés dans leur élan par les centrales syndicales. Pour Noël Chadare de la Cosi Bénin, les négociations reprendront quand le gouvernement aura « retrouvé la raison ».

Lors d’une audience avec le président du Conseil économique et social venu plaider pour une sortie de crise, Patrice Talon a affirmé que chaque travailleur doit être responsable des actes qu’il pose.

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Les Béninois restent les vraies victimes de cette situation. Chez les élèves, c’est plutôt une année blanche qui est redoutée.

Au sein de la population, les avis sont partagés. Certains sont convaincus que le gouvernement a péché en jetant de l’huile sur le feu en pleine négociation.

Mais, pour d’autres, les enseignants sont malhonnêtes de réclamer de l’argent pour un travail non exécuté.

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Certains prétendent que l’état désastreux des caisses de l’Etat serait à la base de l’entêtement du gouvernement à ne pas rétrocéder les montants défalqués.

Mais pour le ministre Joseph Djogbenou, ce n’est qu’une « question de bon sens et de justice ».

Source : VOAAfrique

VOAAfrique

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