3000 réfugiés Centrafricains au Congo et Cameroun veulent rentrer au pays

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Ils sont plus de 3.000 réfugiés à exprimer le désir de mettre fin à leur exil pour rentrer en République Centrafricaine. Il s’agit des centrafricains ayant trouvé refuge à Bétou au Congo-Brazzaville et à Kendzou au Cameroun.

Selon la Commission Nationale pour les Réfugiés (CNR), la stabilité constatée dans les régions de l’ouest, du sud du pays et à Bangui, a poussé ces centrafricains à décider de rentrer au bercail.

« Des visites de terrain ont été effectués aux frontières du Congo Brazzaville où 650 réfugiés centrafricains ont exprimé le désir de rentrer », rapporte Valérie Yamandé, Secrétaire Générale de la CNR.

Avec l’appui du HCR et de l’AIRD (Initiatives africaines d’aide et de développement), la CNR, selon Mme Yamandé, a déjà aménagé un « centre de transit à Mongoumba composé de chambres, cuisine, salles à manger, infirmerie… » afin d’accueillir dans des conditions décentes, ces réfugiés.

L’opération de rapatriement côté congolais sera donc lancée dès la fin du mois de mars, ajoute la Secrétaire générale de la CNR.

Un centre d’accueil attendu à Berberati

Si le lancement des opérations côté congolais est imminent, il n’en est pas le cas du côté Ouest notamment à Kendzou où  » 2000 autres réfugiés de la RCA sont candidats au rapatriement volontaire », relève Valérie Yamandé. Selon elle, la CNR et ses partenaires entendent construire d’abord le centre d’accueil à Berberati bien avant d’enclencher le processus.

Selon la Coordination des affaires humanitaires (OCHA), la RCA compte au mois de février 2018, plus de « 693.932 personnes déplacées internes et environs 546.000 réfugiés centrafricains à l’étranger ».

Une situation qui a fait réagir Ursula Mueller, Sous-Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires et Coordonnatrice des secours d’urgence de l’ONU.

En séjour à Bangui du 18 au 22 février dernier, elle s’est insurgée contre cette constante hausse des personnes déplacées et réfugiées suite au regain de tension sécuritaire dans certaines parties du pays.

« C’est beaucoup trop pour une population totale légèrement inférieure à 5 millions », avait-elle indiqué.

Source : abangui

abangui

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