Centrafrique : une trentaine de morts dans de nouveaux affrontements entre groupes armés à Bambari

0
88

Une trentaine de personnes ont été tuées au cours des trois derniers jours à partir de mardi dans de nouveaux affrontements opposant les combattants de l’ex-séléka et d’anti-balaka dans les villages au nord de la ville centrafricaine de Bambari (centre), a appris Xinhua jeudi de sources locales.

Les éléments de l’ex-séléka relèvent du mouvement rebelle de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) dirigée par Ali Darass. La tuerie a été provoquée par l’exécution d’un anti-balaka par des membres de l’UPC dans le village de Gotilé à 35 kilomètres au nord de Bambari. En représailles, des anti-balaka s’en sont pris aux éléments de l’UPC au village de Tagbara, à 72 kilomètres au nord de Bambari, en tuant plus d’une quinzaine, ont raconté des rescapés fuyant les hostilités, arrivés à Bambari jeudi.

Ayant appris la nouvelle, des renforts de l’UPC venant de la ville d’Ippy (centre-nord) et de la commune d’élevage de Maloum (53 kilomètres au nord de Bambari) ont investi les villages de Tagbara à Gotilé, tuant des civils et incendiant des maisons d’habitation. De nombreux rescapés ont fui en brousse, d’autres, après plusieurs heures de marche et de course à travers les prés, sont arrivés à Bambari, dans le grand dénuement.

Joint au téléphone depuis Bangui, le député de la circonscription de Bambari III, Anatole Ndémagouda-Gbagot, a confirmé le regain de violence entre les groupes armés, en faisant appel au déploiement des militaires des Forces armés centrafricaine (FACA) dans la région, comme c’est le cas dans la ville centrafricaine de Paoua (extrême nord-ouest).

En février 2017, le gouvernement et la Mission de maintien de la paix de l’ONU, la MINUSCA, avaient intimé l’ordre à Ali Darass de quitter la ville de Bambari, d’où son mouvement vers les localités de l’est, provoquant l’instabilité née des affrontements avec les groupes d’autodéfense.

En octobre dernier, à l’initiative du chef rebelle Abdoulaye Hissène, des anti-balaka, des ex-séléka et des éléments de l’UPC s’étaient réconciliés à Ippy, grâce à la signature d’un accord de cessez-le-feu faisant office de pacte de non-agression.

Source : Africatime

Africatime

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here