Lutte contre les détournements des fonds publics au Cameroun

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Cette vague d’arrestations de certaines hautes personnalités va s’intensifier, si l’on s’en tient au nombre de gestionnaires de fonds publics sous convocation au tribunal criminel spécial.

Cependant, au sein de l’opinion publique camerounaise, cette opération suscite des avis divergents.

L’indice n’était pas trompeur. L’interdiction par les services de sécurité, de sortie du territoire à certains hauts responsables du pays, vient de lancer une nouvelle phase de la lutte contre les détournements de fonds publics au Cameroun.

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L’ancien directeur général de la Cameroon Water Utilities, William Sollo, l’ex-recteur de l’université de Douala, Bruno Bekolo Ebe, un ancien secrétaire d’Etat aux travaux publics, ont été les premiers à être écroués.

​Le chronogramme de ces arrestations est loin d’être fortuit en cette année électorale au Cameroun explique Njoya Moussa, enseignant et politologue à l’université de Yaoundé 1.

Les trois fonctionnaires sont soupçonnés de malversations financières de plus de 50 milliards de francs CFA commises dans leurs fonctions respectives.

Ce qui est loin de laisser indifférent Salomon, un jeune employé du secteur privé à Yaoundé.

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Dans la classe politique camerounaise, la relance de l’opération Epervier au Cameroun n’enthousiasme pas tout le monde comme le souligne Alice Sadio, présidente de l’Alliance des forces progressistes.

Contactés, les avocats des premières personnalités écrouées se réservent encore de tout commentaire à la presse.

En sommeil depuis 4 ans, la campagne d’arrestations des hauts gestionnaires de l’Etat indélicats, en cours, est la quatrième du genre sous l’ère Paul Biya.

Source : VOAAfrique

VOAAfrique

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