Centrafrique : Fatou Ben Souda à Bangui pour une coopération judiciaire entre la CPI et la CPS

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BANGUI, le 21 Mars 2018(RJDH)— Arrivée à Bangui pour la seconde fois, la Procureure de la Cour Pénale Spéciale Fatou Ben Souda vient renforcer la coopération judiciaire entre sa juridiction et la juridiction hybride appelée à juger les crimes graves commis dans le pays entre 2003 et 2018 voire au-delà.

Il sera question pour elle d’échanger avec les nouvelles autorités du pays et partager les expériences avec les juges de ces deux juridictions. La visite de Fatou Ben Souda intervient dans un contexte de montée en puissance de la Cour Pénale Spéciale (CPS) appelée à juger les crimes de guerre et de sang alors que la Cour Pénale Internationale, quant à elle, a ouvert des informations judiciaires sur les graves crimes commis dans le pays à la demande des autorités centrafricaines de transition de l’époque.  Plusieurs membres des groupes armés ainsi que leurs leaders sont dans le collimateur de la CPI.

La Procureure de la Cour Pénale Internationale Fatou Ben Souda préoccupée de la situation du pays a appelé à la cessation des crimes en 2014 lors d’une déclaration, «j’avais émis un certain nombre de déclarations publiques exhortant tous les groupes impliqués dans le conflit en République Centrafricaine (RCA) à cesser immédiatement les violences et je les ai avertis que les auteurs présumés de crimes atroces relevant de la compétence de la Cour Pénale Internationale (CPI) pourraient être tenus pour responsables de ces actes à titre individuel. J’ai donc décidé d’ouvrir un examen préliminaire en ce qui concerne cette nouvelle situation» a déclaré Fatou Ben Souda en 2014.

Un calendrier aussi chargé pour Fatou Ben Souda selon les informations du RJDH, «la Procureure de la CPI va d’abord parler aux autorités du pays, aux responsables des différentes entités qui suivent l’évolution du dossier. Et au menu de cette visite, il y aura une table ronde sur la CPI et la Cour Pénale Spéciale dont le but est de faire un partage d’expériences avec la Cour Pénale Spéciale de Centrafrique qui n’est pas encore opérationnelle» car selon elle, «les deux juridictions ont toutes le même rôle consistant à juger les crimes graves commis dans le pays » a-t-elle indiqu é dès sa descente d’avion.

La République Centrafricaine est partie prenante au Statut de Rome qu’elle avait signé en 2002. Elle avait, par deux fois, saisi la CPI. Une première fois en 2004 sur l’affaire Procureur contre Jean-Pierre Bemba Gombo, alors Vice-président congolais et leader du Mouvement de Libération du Congo (MLC) et la seconde en 2014 suite au conflit armé de 2012 ayant entrainé la chute de François Bozizé.

Source : RDJH

RDJH

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