L’opposition encourage le boycott des élections sénatoriales en Côte d’Ivoire

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Sans une nouvelle commission électorale, l’opposition ivoirienne n’entend pas participer aux sénatoriales du 24 mars ni aux municipales et régionales prévues dans les mois qui viennent.

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Ce week-end, lors d’un rassemblement qui a réuni près d’un millier de personnes dans la commune de Yopougon, l’opposition regroupée au sein de la plateforme « Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté », EDS, a une nouvelle fois réitéré ses exigences.

« Tous les intervenants politiques doivent se réunir autour d’un consensus », a sommé Georges Armand Ouegnin, président de cette coalition. « Un consensus pour élaborer une nouvelle Commission électorale indépendante ».

Pour se faire entendre, l’opposition ivoirienne a décidé de battre le pavé jeudi prochain. Pour la Présidente de l’Union pour la République et la Démocratie (URD), le gouvernement gagnerait à renouer le dialogue avec l’opposition sur toutes les questions majeures qui divisent la Côte d’Ivoire depuis la fin de la crise post-électorale de 2010-2011.

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« J’ai lance un appel au pouvoir pour lui dire qu’il fallait un nouveau dialogue inclusif car dès que l’on aborde des périodes électorales, ce sont souvent des périodes de trouble », a confié Daniel Boni Claverie à VOA Afrique.

Pour ces sénatoriales du 24 mars, les 66 candidats de la coalition au pouvoir auront face à eux, 48 candidats indépendants.

Le Sénat comptera 99 membres. 66 seront élus par un collège de grands électeurs composés de députés, maires, conseillers régionaux et municipaux, tandis que le tiers restant sera nommé par le président de la République.

Le Sénat, une institution prévue par la constitution de la 3ème République adoptée lors du référendum de 2016 et qui va assurer la représentation des collectivités territoriales et des Ivoiriens de l’extérieur au sein du parlement.

Georges Ibrahim Tounkara, correspondant à Abidjan

Source : VOAAfrique

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