Centrafrique : trois ministres plaident pour le maintien des humanitaires à Bangassou

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Trois ministres centrafricains, en mission vendredi dernier dans la ville centrafricaine de Bangassou (sud-est), ont plaidé pour que les humanitaires qui interviennent dans la localité, Médecins sans frontières (MSF) notamment, ne puissent pas abandonner les populations qui ont tant besoin de leur assistance, a appris Xinhua samedi d’une source proche de la mission.

La mission s’est composée du ministre des Mines et de la Géologie Léopold Mboli Fatran, du ministre de la Santé Pierre Somsé, et du ministre de l’Intérieur chargé de la Sécurité publique Henri Wanzet Linguissara.

Selon M. Somsé, « après les négociations, MSF a décidé de rester dans la localité pour s’occuper des soins de la population » et qu' »après constat, les grands besoins de la population à Bangassou portent plus spécifiquement sur les soins de santé et la sécurité des personnes et des biens ».

Les trois ministres se sont mis d’accord pour que le gouvernement prenne des résolutions devant permettre aux travailleurs humanitaires de ne plus être inquiétés.

La population, elle, a recommandé le déploiement imminent d’une section des militaires des Forces armées centrafricaines (FACA) pour sécuriser la région, comme c’est le cas dans la ville centrafricaine de Paoua (extrême nord-ouest).

Dans la seule localité du Mbomou, où foisonnent des groupes armés d’autodéfense, la base de MSF avait fait l’objet en novembre dernier d’un braquage à main armés, avec un bilan très lourd. L’organisation humanitaire a été obligée de fermer ses portes, au grand dam des malades auprès de qui elle intervenait.

Plus tard, la base de l’ONG néerlandaise Cordaid a été totalement vandalisée, suscitant la menace de l’ensemble des humanitaires œuvrant à Bangassou de quitter la ville. Une fois de plus, la base de MSF avait été partiellement touchée.

Depuis mai 2017, la ville de Bangassou est exposée aux conflits entre les groupes armés, opposant notamment les éléments de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) d’Ali Darass et des groupes d’autodéfense composés de jeunes de la localité.

Source : abangui

abangui

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