Centrafrique : arrestation à Bria d’un chef anti-balaka par la MINUSCA

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Le chef anti-balaka Jean Francis Diandi surnommé « Ramazani » a été appréhendé vendredi à Bria (nord-est) par les casques bleus de la MINUSCA en application d’un mandat d’arrêt émis par les autorités du pays.

La force onusienne a précisé que le chef de cette milice chrétienne était « responsable de plusieurs violations graves du droit humanitaire international dans le camp des personnes déplacées de Bria, parmi lesquelles une attaque le 4 décembre dernier ayant coûté la vie à un policier mauritanien de la mission des Nations Unie et blessé trois autres ».

Profitant de cette occasion, elle a invité tous les détenteurs d’armes à participer au programme de réduction des violences communautaires en cours, tout en prévenant que « les autorités nationales travaillent ensemble pour amener les criminels qui s’opposent à la paix et à la sécurité en République centrafricaine (RCA) à répondre de leurs actes devant la justice ».

Malgré ces dispositions, à peine M. Dandi avait été arrêté que ses partisans ont, quelques heures durant, tiré des coups de feu en l’air et érigé des barricades dans les rues de Bria, selon une source locale qui a ajouté que les manifestations ont été dispersées par des casques bleus.

L’étau semble se resserrer autour des leaders des groupes armés. En janvier dernier, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, annonçait la reddition d’un chef anti-balaka à Bangassou (sud-est), Kévin Béré Béré. Celui-ci se serait spontanément rendu en raison de rivalités internes et pour assurer sa survie. Il a été remis aux autorités judiciaires.

Début mars, le ministre de la Justice, Flavien Mbata, annonçait la capture de six hommes armés par la MINUSCA près de l’aérodrome de Bambari (centre). Remis aux autorités judiciaires, ils seront entendus pour « association de malfaiteurs, détention illégale d’armes et munitions de guerre, crime de guerre, crime contre l’humanité et rébellion ».

A l’instar de M. Béré Béré, deux chefs anti-balaka de Bangassou, craignant eux aussi pour leur vie en raison de rivalités internes et ayant fui en République démocratique du Congo, ont été appréhendés en février, puis extradés vers Bangui à la demande du gouvernement centrafricain.

En janvier et février dernier, de redoutables chefs et combattants, tant anti-balaka que Séléka (ex-milices musulmanes) tels qu’Andjilo côté anti-balaka et une douzaine d’acolytes d’Abdouaye Hissène côté Séléka, ont été condamnés à de lourdes peines par la justice centrafricaine.

Source : abangui

abangui

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