Le bureau du HCR/Tchad appelle à l’aide pour faire face aux besoins des réfugiés centrafricains

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Bangui, 16 mars – Le bureau du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) au Tchad a prévenu, dans un communiqué parvenu vendredi 16 mars à l’ACAP, que « sans une augmentation de l’aide alimentaire, les réfugiés [centrafricains au Tchad} pourraient être confrontés à des pénuries de vivres pendant plusieurs mois.

Le bureau du HCR au Tchad indique n’avoir reçu que 2% d’un budget réel de 149 millions de dollars (environ 79,5 milliards de francs CFA) pour l’année 2018 devant lui permettre de répondre aux besoins urgents des réfugiés centrafricains vivant au Tchad.

Le communiqué indique qu’au fil du temps, à cause de violents combats entre groupes armés rivaux dans le nord-ouest de la République Centrafricaine (RCA), l’afflux des réfugiés centrafricains au Tchad, à compter de 2014, a « dépassé la capacité opérationnelle des organisations humanitaires », précisant que beaucoup de ces réfugiés  » manquent de nourriture, d’abris et d’accès aux soins médicaux ».

Au Tchad, les réfugiés centrafricains se sont installés dans quatre camps et plus de 40 villages près de la ville de Goré – une zone qui accueille déjà plus de 43.000 réfugiés centrafricains et 45 000 rapatriés tchadiens de la RCA. Les réfugiés centrafricains, les retournés tchadiens ainsi que les populations d’accueil, sont exposés à la pénurie alimentaire et à la hausse des prix.

Malgré l’assistance du HCR et ses partenaires dans les domaines des soins de santé, de l’eau potable, des installations sanitaires, des abris, des articles de première nécessité, de la nourriture et une aide nutritionnelle, il faut craindre, la prochaine saison des pluies, les problèmes d’hébergement, tant dans les camps que dans les villages d’accueil, la dégradation de la situation sanitaire, les niveaux élevés de malnutrition, surtout chez les enfants, surtout les pénuries de vivres et les inondations qui risquent d’affecter les récoltes, poussant certains réfugiés à se nourrir de feuilles et de fruits sauvages, parfois toxiques.

Devant un tel décor, il est urgent d’augmenter le nombre de cliniques mobiles et de renforcer les capacités des dispensaires locaux afin d’alléger le lourd bilan des infections respiratoires, du paludisme et d’autres maladies.

Le gouvernement tchadien a fait le premier pas, en tolérant les réfugiés centrafricains sur le territoire, et le HCR a pris le relais, en offrant son assistance à plus de 632.000 personnes qui ont aussi grand besoin d’un soutien international, relève le communiqué, ajoutant qu’en dépit d’une accalmie dans le nord-ouest de la RCA, il faut redouter de nouvelles violences capables de provoquer de nouveaux afflux de réfugiés vers le Tchad.

Source : abangui

abangui

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