Centrafrique : marche des déplacés, vol des véhicules des catholiques, menace du FPRC et de l’UPC, Bangassou est dans la tourmente

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Après la manifestation des déplacés musulmans et le vol spectaculaire de deux véhicules de la mission catholique, la ville de Bangassou fait face désormais à une possible attaque réelle de deux groupes armés qui s’approchent dangeuresement de la ville.

Même si l’un de deux véhicules tout terrain de la mission catholique braqués par les anti-Balaka a été restitué, le deuxième véhicule, de la marque Suziki, est toujours gardé par les assaillants. Ce qui a d’ailleurs poussé une partie des membres de la mission à quitter la ville ce mercredi 14 mars 2018 pour Bangui.

Entre temps, des combattants de deux factions de l’ex-coalition de la Séléka, le FPRC dirigé par Abdoulaye Hussein et l’UPC d’Ali Darassa sont signalés à quelques centaines de kilomètres de Bangassou ce mercredi 14 mars, poussant ainsi la Minusca à adopter une stratégie d’évacuation de la population au cas où la ville serait attaquée.

Cependant, le dispositif controversé adopté par la Minusca (Mission des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique) prévoit deux points focaux pour la mise à l’abri de la population en cas d’attaque. Le premier point focal dans la ville se trouve dans leur base de Tokoyo, tandis que le second se trouve à quelque 7 kilomètres du centre-ville, toujours au sein de leur État-major situé vers l’aérodrome.

Pour la population, ce dispositif, prévoit dans tout le cas que les habitants, qui se voient menacés, traversent la ville par leurs propres moyens avant d’atteindre un point focal, alors que la Minusca, quant à elle, se concentre peut être à protéger ses bases au lieu de combattre les ennemis, conclut-elle.

Par ailleurs, les rebelles de la Séléka, signalés vers Nzako pour le FPRC et proches de Guerekinda pour l’UPC, sont déterminés à progresser jusqu’à Bangassou pour, selon leur propre terme, libérer les déplacés musulmans de l’Église catholique coincée depuis près d’un an dans cette localité. Par contre, le lundi dernier, une marche de la paix a été organisée par les déplacés pour demander l’arrêt des hostilités dans leur ville.

Source : abangui

abangui

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