Centrafrique : Les victimes de Kembe réunies dans une antenne de l’ONG ANAF à Bangui

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BANGUI, le 15 Mas  (RJDH)–Considéré comme antenne de l’organisation non Gouvernementale Association Nationale d’Appui aux Femmes, Mères et Filles libres de Centrafrique (ANAF), le bureau des victimes des violences de Kembe a été mis en place le 14 mars 2018 au quartier Bangui-Mpoko 2 à Bangui.

Les victimes des violences de la ville de Kembe dans la Basse-Kotto se regroupent  dans une association à Bangui dans un contexte où Kembe est encore sous–contrôle des groupes armés.

Le Président de cette association, l’ancien Député de Kembe, André Djogo, donne les motivations qui ont conduit à la mise en place de cette association. «Ce n’est qu’à travers la justice qu’on peut régler quelque chose maintenant parce que nous n’avons pas la possibilité de régler nos problèmes nous-mêmes. A travers cette association, nous allons saisir la justice Centrafricaine afin que nos droits soient examinés» a-t-il précisé.

Il justifie le fait que le bureau des victimes de Kembe agit sous la coupe de l’ONG ANAF. «ANAF est une association qui est nationale. Elle a juridiction sur toute l’étendue du territoire national. On ne crée pas une association rien que pour les membres de sa famille ou de sa région. Nous sommes tous des Centrafricains. Si un fils ou une fille de Centrafrique crée une association pour défendre les intérêts des Centrafricains, il faut s’associer  à lui ou à elle pour le faire d’une manière honnête», a ajouté le Président de cette association, l’ancien Député de Kembe, André Djogo.

Madame Yandocka née Penguéré Nanette explique pourquoi le bureau des victimes de Kembe travaille avec son association «étant victime et Coordonnatrice de l’ANAF, c’est notre devoir d’appuyer et d’orienter nos parents victimes pour faire entendre leurs voix. En ce qui me concerne, j’attends un engagement de la part des victimes de Kembe», a-t-elle souligné.

Presque toutes les victimes des crises centrafricaines  réclament, Justice et réparation à l’heure où la machine judiciaire se remet progressivement.

Source : RDJH

RDJH

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