Centrafrique : Les habitants de Bangui émettent des avis divergents sur la perception de la journée internationale dans le pays

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BANGUI, 8 Mars 2018(RJDH)—Initialement, le 8 mars est par principe une journée de réflexion instituée par les Nations Unies sur les questions des Femmes dans le monde et dans chaque pays. En Centrafrique, cette journée à un relent festif ce qui ne rencontre pas l’agrément de plusieurs banguissoises et banguissois qui donnent leur avis de la journée axée sur l’autonomisation et le relèvement.

«C’est une journée de réflexion pour les femmes où elles doivent penser à leur positionnement dans la société. Mais à l’allure où vont les choses, nous fonçons droit au mur » a déclaré Paul Assana.

Pour cette commerçante qui requiert l’anonymat, «c’est une journée à laquelle, la femme doit se poser des questions sur son statut, sur l’avenir de son pays, etc…». Elle nous permet aussi de réfléchir sur comment faire pour préserver notre autonomisation.

Pour Anselme Gazayolo, « cette journée de la femme n’est pas encore bien perçue par les centrafricaines. Car elles pensent que c’est une journée à laquelle elles doivent boire, danser et en profiter pour mettre la pression sur leurs conjoints pour se procurer des pagnes».

Un avis à moitié partagé par les femmes « nous ne pouvons que constater cela, n’empêche, ce n’est qu’un début et progressivement les femmes vont revenir à la raison pour prendre leur destin en main. Donc on ne peut pas leur en vouloir » a indiqué une habitante de Bangui.

C’est depuis  le 8 Mars 1977 par les Nations-Unies célèbrent la journée internationale du droit de la femme. Cette journée monte en puissance progressivement et trouve sa place dans sa place dans les fêtes observées dans le pays.

Source : RDJH

RDJH

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