Centrafrique : La libre circulation des déplacés toujours limitée à Bangassou malgré un accord avec les groupes armés

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Bangassou – Un accord partiel a été conclu entre le 3 et le 6 février dernier avec le responsable des groupes armés qui a accepté de lever le blocus de la libre circulation imposé aux déplacés du site du Séminaire St Louis de Bangassou. Près d’un mois déjà, le statu quo demeure.

Les violences qui ont secoué la ville de Bangassou en mai 2017 ont restreint la circulation autour de la ville. Des groupes armés ont exprimé la volonté d’asphyxier une catégorie des déplacés de la ville de Bangassou, malgré la signature de cet accord.

Selon les informations recueillies par le RJDH auprès des sources humanitaires, «cet accord permet aux commerçants locaux d’aller vendre leurs produits aux déplacés du Séminaire deux fois par semaine. Ces résultats font suite aux efforts entrepris par les autorités préfectorales de Bangassou en vue de faire baisser la tension intercommunautaire latente depuis plusieurs mois», ont déclaré des humanitaires dans l’aperçu humanitaire publié par OCHA la semaine dernière.

Depuis près d’un mois après la signature de cet accord entre les autorités locales et les groupes armés, on a noté la fragilité de cet accord et la problématique de protection des déplacés sur ledit site. «Le 24 février dernier, deux déplacés ont essuyé des tirs d’armes dans les environs du site et l’un des deux a été grièvement blessé. Il est à rappeler que plus de 1 600 déplacés du site du petit séminaire de Bangassou sont privés depuis le 26 décembre 2017 de tout mouvement au-delà de 200 à 300 mètres dudit site par les éléments de groupes armés qui les en empêchent, sous la menace d’armes et d’atteinte à la vie des contrevenants à cette règle», informent les acteurs humanitaires.

Plusieurs sources jointes par le RJDH dénoncent cette volonté d’empêcher la population de circuler librement «quelqu’un qui est déplacé est vulnérable. L’empêcher de s’approvisionner en eau et vivres c’est tuer deux fois une personne. Empêcher les commerçants de vendre des produits de première nécessité aux déplacés, c’est un problème. Les autorités doivent ouvrir les yeux», décrie Eric Kongbo, un leader religieux de la ville de Bangassou.

La ville de Bangassou, située au Sud-est de la Centrafrique était considérée comme un modèle de cohésion entre les communautés depuis les violences survenues dans le pays en 2012 avant qu’elle ne devienne aujourd’hui un symbole de discrimination.

Source : abangui

abangui

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