L’armée ougandaise dit avoir tué trois soldats somaliens à Mogadiscio

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L’incident, impliquant le convoi du général Paul Lokech, chef du contingent ougandais œuvrant dans le cadre de la Mission de l’Union africaine en Somalie (Amisom), est survenu alors que l’armée somalienne établissait des barrages routiers dans tout Mogadiscio, où deux attentats à la voiture piégée venaient d’avoir lieu.

Le porte-parole de l’armée ougandaise (UPDF), le général Richard Karemire, a affirmé que les troupes somaliennes avaient ouvert le feu et que les soldats ougandais, en état de légitime défense, n’avaient fait que répliquer.

« Il n’y a absolument aucune raison justifiant que les forces de l’Amisom soient bloquées dans leur secteur de responsabilité et qu’on leur tire dessus alors qu’elles rentrent à leur base, après qu’elles ont fourni un soutien capital en aidant à rapidement évacuer les victimes qui avaient besoin d’une aide médicale d’urgence », a-t-il déclaré.

« L’incident fait l’objet d’une enquête, mais il est clair que les règles d’engagement prévoient le droit à la légitime défense et que quiconque ouvre le feu sur ces forces devient une cible », a-t-il ajouté.

Cette version des faits a été contestée du côté somalien. « Il y avait neuf camions de l’Amisom impliqués dans l’incident. Ils ont été stoppés à un barrage par des officiers qui avaient pour instruction d’arrêter tous les camions (…), mais le commandant du convoi de l’Amisom a ordonné à ses subordonnés de passer en force et ils ont ouvert le feu sur les soldats », a affirmé un responsable sécuritaire somalien, Mohamed Ali.

L’Amisom avait indiqué samedi que certaines de ses troupes « transportant des civils blessés (…) avaient été impliquées dans un incident » à un barrage tenu par des membres du Service de renseignements et de sécurité (Nisa) près du kilomètre-4, le principal carrefour de la capitale somalienne.

« Cet incident fait l’objet d’une enquête de la part du gouvernement fédéral somalien et de l’Amisom », avait ajouté cette dernière dans un communiqué. Il ne s’agit pas du premier incident de ce type entre forces somaliennes et de l’Amisom à Mogadiscio.

Au moins 38 personnes ont été tuées vendredi dans deux attentats à la voiture piégée qui ont visé le palais présidentiel et un hôtel, selon les services de sécurité.

Le groupe islamiste radical somalien des shebab, affilié à Al-Qaïda, a revendiqué ces attaques, affirmant qu’elles avaient visé le gouvernement et les services de sécurité.

Les shebab tentent depuis 2007 de renverser le fragile gouvernement central somalien, soutenu par la communauté internationale et par les plus de 20.000 hommes de l’Amisom.

Avec AFP

Source : VOAAfrique

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