Centrafrique : braquage chronique au quartier PK11 de Bangui, les ex-sélékas du RDOT sèment la panique

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Pendant que le gouvernement se borne à trouver une solution au problème sécuritaire qui mine le quartier PK5 dans le 3e arrondissement de Bangui, au quartier PK11 dans le Bégoua, les ex-Séléka régroupés dans la base militaire du RDOT sèment la panique sur la population locale qui n’a que leurs yeux pour pleurer.

Comme disait un proverbe français, « la nuit tous les chats sont gris ». Au quartier PK11, il serait mieux de ne pas s’aventurer au-delà de 20 heures locales pour ne pas se faire agresser par des bandits armés.

Ce constat de réalité, bien que critiqué par les habitants du secteur, n’a pas permis au gouvernement du docteur Sarandji d’y faire face.

Chaque jour qui passe, on ne cesse de compter le nombre impréssionnant des victimes des différents actes d’agressions ou de braquages armés opérés par les ex-combattants de la Séléka cantonnés provisoirement au camp RDOT à la sortie nord de Bangui.

Le vendredi 23 février dernier aux envierons de 20 heures locales, l’une de nos équipes, de passage dans le Bégoua, a pu assister impuissamment à l’agression aux couteaux d’un monsieur devant sa voiture stationnée à seulement quelques mètres d’une buvette qui juxtapose le camp RDOT dans le quartier PK11. Grâce à l’intervention des gardes rapprochées du ministre de la Sécurité publique qui réside dans le secteur, la victime a pu être sauvée.

Cependant, sur la rue golf qui mène à la résidence du Chef d’État-major des armées, on dénombre quotidiennement au moins 2 cas d’agression sur les passants. De plus, les habitants du PK11 et PK12 se plaignent des actes de braquages incessants perpetrés contre la résidence des particuliers dans leur quartier respectif.

Pour beaucoup, la présence de ces ex-rebelles dans leur secteur ne fait qu’amplifier les choses. On ne peut, en aucun cas, prendre le risque de se promener avec des téléphones ou des objets de valeur au dela de 19 heures locales, explique une habitante du PK11 contactée par CNC.

Quelque temps après le déploiement des forces françaises Sangaris dans la capitale centrafricaine Bangui, certains éléments de l’ex-coalition Séléka avaient accepté d’être cantonnés dans deux bases militaires désaffectées à Bangui. Ainsi, le Camp Béal et celui du régiment opérationnel pour la défense du territoire (RDOT) ont été choisis par ce cantonnement en attendant la misent en œuvre du désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) pour les groupes armés.

En réalité, la base RDOT est un vaste espace ouvert rempli des tentes situé dans un quartier résidentiel de Bégoua. En 2014 et 2015, les ex-sélékas regroupés à Bangui ont manifesté leur colère contre le gouvernement d’alors pour réclamer de la nourriture pour pouvoir survivre.

Source : abangui

abangui

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