Un militant de la société civile remis trois jours en liberté au Tchad

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« J’ai obtenu du Procureur qu’il le sorte et l’amène se faire soigner avant de le ramener lundi » a indiqué à l’AFP Me Midaye Guerimdaye, l’avocat de M. Alain Kemba Didah, porte-parole du mouvement citoyen tchadien Iyina, qui appelle à manifester depuis fin janvier contre la mauvaise gouvernance au Tchad.

« Il a subi des tortures, il a des pieds enflés », explique l’avocat.

« C’est une méthode de torture bien connue. On attache la victime et on frappe la plante de ses pieds avec un bâton ou câble électrique. Ca s’appelle la torture de la falaka », a indiqué à l’AFP Balkissa Idé Siddo, chercheuse à Amnesty International pour l’Afrique centrale.

>> Lire aussi : Arrestation d’un militant de la société civile au Tchad

M. Didah avait été arrêté lundi à N’Djamena alors qu’il s’apprêtait à brûler un tas de pneus avec une bouteille d’essence, selon le porte-parole de la police, Paul Manga. M. Didah devrait être déféré lundi devant le parquet.

« Au Tchad, les activistes et défenseurs des droits humains font face à une répression croissante depuis 2015. Les autorités doivent mettre fin aux arrestations arbitraires, au harcèlement et aux menaces », avait déclaré à l’AFP Balkissa Idé Siddo, au moment de l’arrestation de l’activiste.

En avril 2017, deux membres d’Iyina avaient été arrêtés, torturés et détenus au secret sans charge puis inculpés de « trouble à l’ordre public et incitation à la révolte ».

Ils avaient invité la population à exprimer son mécontentement face à la situation politique et économique lors d’une « journée Iyina » le 10 avril, un an après la présidentielle ayant abouti à la réélection du président Idriss Déby Itno.

Avec AFP

Source : VOAAfrique

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