Diagnostic des six outils de la CIRGL en République Centrafricaine

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Bangui – Le Premier-ministre, chef du gouvernement, Simplice-Mathieu Sarandji, a présidé, jeudi 22 février 2018 à Bangui, les travaux de l’atelier technique de diagnostic de la mise en œuvre des six outils de la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) en République Centrafricaine (RCA).

L’objectif de cet atelier est d’établir une feuille de route relative à la mise en œuvre des outils de la CIRGL en République Centrafricaine.

Pour le Premier ministre Sarandji, il est question d’évaluer les efforts entrepris par la République Centrafricaine dans la mise en œuvre du pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement dans la région des Grand lacs et surtout examiner l’épineux problème de la fraude minière contenu dans le protocole d’accord.

Il a estimé que la mise en place des six outils contribuera à une réponse globale à la question de l’exploitation et du commerce illégaux dans la région.

Ces six outils comprennent : l’introduction d’un mécanisme de certification régionale pour l’or, la cassitérite, le wolframite et le coltan ; l’harmonisation des législations nationales et la domestication du protocole ; la base des données régionales sur les flux de minerais ; la formalisation du secteur minier artisanal ; la promotion de l’initiative de transparence des industries extractives (ITIE) et l’introduction d’un mécanisme d’alerte rapide contre le commerce illégal de minerais.

Il a souligné que l’exploitation de l’or et des diamants de la République Centrafricaine est souvent associée au conflit, au financement de rebellions, aux violations des droits de l’homme et à la contrebande.

A partir de ces éléments, le Premier-ministre a estimé qu’il est nécessaire de mettre tous les participants au niveau d’information sur les six outils de la CIRGL et aussi identifier les principales causes des freins à la mise en œuvre de chaque outil.

Le but final est d’empêcher le financement des conflits par les ressources naturelles pour en faire plutôt une source de développement.

Pour mener à bien cet atelier, des séries de communications ont été planifiées, permettant aux six groupes de travail thématiques ont été mise à la disposition des participants répartis en six groupes pour identifier les principales causes du blocage de la mise en œuvre des six outils de la CIRGL ; proposer un chronogramme pour la mise en œuvre de ces outils et améliorer les recommandations en plénière.

Cet atelier de deux jours est financé par le gouvernement de la République Centrafricaine.

Alain-Patrick Mamadou

Source : abangui

abangui

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