Centrafrique : grève des taximans à Bangui, le commandant de Police Tembo sème de la Zizanie

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Le jeudi 22 février 2018 à Bangui, une grève géante des conducteurs de taxis a été évitée de justesse grâce à l’action de certains compatriotes qui ont su calmer le jeu. Les taximans, en colère contre les différentes tracasseries quotidiennes sur les routes, ont failli paralyser totalement la capitale centrafricaine.

Selon les informations recueillies ce matin auprès du syndicat national des chauffeurs des taxis et des bus, tout a commencé ce jeudi 22 février par un simple contrôle de routine d’une unité de police appelée FICU sur l’avenue B. Boganda proche de la pâtisserie Phénicia au centre-ville à Bangui. Selon les témoins qui ont pu assister à la scène, pour des raisons de stationnement, les auxiliaires de la police de la FICU en patrouille ont mis la main sur cinq taxis qu’ils jugent mal garés aux abord de la route. En conséquence, ils ont confisqué tous les papiers des 5 véhicules incriminés, ce qui n’a pas été du goût des conducteurs de ces engins roulants.

Cependant, les taximans, qui ont du mal à digérer toutes ces tracasseries, se sont communiqués très rapidement avec les autres afin de contester les faits qui leur sont reprochés. En quelques minutes, une dizaine des taxis se sont regroupés devant la pâtisserie Phénicia et ont bloqué momentanément toute la circulation sur l’avenue Barthélemy Boganda. Grâce à l’intervention rapide de certaines personnalités du pays, les choses se sont rentrées dans l’ordre.

Toute fois, notre équipe, pour des raisons journalistiques, s’est rendue au bureau de l’unité de police situé dans l’enceinte de la Direction générale de la police afin de recueillir leur version des faits, mais aucun agent n’est disponible pour nous recevoir.

Entre temps, à la direction générale de la police, on ne comprend rien du comportement du commandant en chef Antonio Tembo alias Tembo sécurité qui dirige cette unité. Beaucoup pensent que la circulation routière n’est pas dans le rôle de l’unité de la FICU. Par contre elle est créée pour appuyer les commissariats dans leurs interventions, concluent certains commissaires contactés par CNC.

Or avec Tembo, ce rôle est oublié pour laisser la place à la recherche des gains faciles. Pour certains agents de la police qui ont déjà travaillé auparavant avec le commandant Tembo Antonio, ce dernier considère les policiers auxiliaires, qui sont majoritaires dans son unité, comme ses propres agents privés. Chaque jour, il fait descendre sur les voies publiques ses agents auxiliaires pour aller racketter les conducteurs, ce qui est contraire à la déontologie policière.

Le ministre de la Sécurité publique, qui est le chef de la police, devrait veiller à ce genre de comportement qui menace la paix et la sécurité de la population. Un policier, c’est pour protéger et non racketter.

Source : abangui

abangui

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