L’Angola de l’après Sabimbi

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Depuis son décès, le 22 février 2002, bien des choses ont changé au pays.

A la tête de l’Angola, trône depuis le 24 septembre 2017, Joao Manuel Gonçalves Lourenço.

Le nouveau président a été élu à l’issue des élections générales organisées en raison de la maladie de José Eduardo Santos, 15 ans au pouvoir, du même parti, le Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (MPLA).

Le parti créé le 13 mars 1966 par M. Savimbi, l’Unita (Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola), resté dans l’opposition depuis l’assassinat ou la fin de la guerre, a même perdu de sa vigueur, n’étant plus qu’à certains égards l’ombre de ce qu’il était.

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Les élections générales de septembre dernier en ont témoigné.

L’Unita qui passait sous Savimbi comme la principale force d’opposition, se classe désormais en troisième place après le MPLA et le FNLA (Front national de libération de l’Angola), les deux autres anciens mouvements de libération qui ont lutté contre la dictature du colonisateur portugais, jusqu’à l’indépendance de l’Angola, le 16 novembre 1976.

Si donc les acteurs ont changé, les forces en présence en Angola demeurent.

M. Lourenço, qui avait également lutté contre le colonisateur au sein du MLPA, a annoncé vouloir se départir du sentier de la corruption qui gangrène son pays. D’où le nettoyage qu’il a entrepris dans des entreprises du pays et du parti, écartant des proches d’Eduardo dont entre autres sa fille, milliardaire, Elisabeth dos Santos, de la tête de société nationale d’électricité.

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Mais l’histoire avait déjà commencé à prendre une autre direction avant l’assassinat de Savimbi.

Beaucoup de cadres de l’Unita ont mordu à l’appât du pouvoir après l’accord de Bicesse en 1991 et à la victoire de M. Dos Santos aux élections de 1992 que M. Savimbi avait toujours contestée.

L’accord de Lusaka, fin 1994, a jamais véritablement appliquée, n’avait pas arrangé les choses.

M. Savimbi qui était à Luanda, la capitale, grâce à cet accord, a finalement repris les armes. Mais le moment n’était pas bon.

Car lui qui avait, à un certain moment, contrôlé jusqu’à près de 80% du territoire avec son mouvement constitué à majorité d’Ovimbendus (plus du tiers de la population), ne pouvait tenir face aux forces loyalistes, décidées d’en finir avec lui.

M. Savimbi avait en fait perdu tout soutien, excepté celui du président du Zaïre, Mobutu Sese Seko, dont le pays a servi pour base arrière aux troupes de l’Unita.

La chute de Mobutu en 1997 a sonné la fin de 27 ans de guerre dans laquelle M. Savimbi s’était engagé.

Déjà la guerre froide était finie dès les débuts de la décennie 90 et même les Américains étaient désormais plus proches du pouvoir angolais.

M. Savambi a même tué grâce aux informations des services de renseignements américains.

Connu pour le trafic du diamant et autres matières premières qu’il faisait, M. Savimbi est mort à 67 ans sans avoir accédé au pouvoir qu’il convoiter dans son pays.

Source : VOAAfrique

VOAAfrique

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