3,6 millions de personnes ont besoin d’assistance humanitaire au Burundi

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Ce plan a été officiellement lancé dans la capitale burundaise alors que 2,1 millions de personnes sont en situation de vulnérabilité aiguë, selon les chiffres donnés.

Ce plan révèle que 65 % de la population burundaise vit sous le seuil de pauvreté.

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Ocha a besoin de plus de 101 millions de dollars pour répondre aux financements humanitaires en 2018.

“Hier soir, je n’ai pas mangé. Même ce matin, je n’ai rien eu à mettre sous la dent. Maman a préparé le soir. Elle ne m’a pas donné à manger car elle croit que nous partageons à manger normalement à l’école. Maman ne sait pas que la nourriture que l’on nous donne est insuffisante pour deux personnes”, se plaint Soavis Ntakarutimane, fille de Rugombo.

Le témoignage de cette jeune fille, qui étudie en deuxième primaire, est poignant.

Il illustre la situation des milliers de familles qui ne mangent pas suffisamment à leur faim dans la commune de Rugombo, province de Bubanza, dans le nord-ouest du Burundi.

La situation est similaire à celle de 3,6 millions de Burundais éparpillés à travers 11 de 18 provinces du Burundi qui sont en besoin d’assistance humanitaire, selon Ocha.

Des milliers de personnes sont prioritairement ciblées comme l’indique le secrétaire permanent du ministre des Relations extérieures, Jean De Dieu Ndikumana.

“Inclusif et multisectoriel, le plan de réponse humanitaire répond aux besoins urgents des populations burundaises les plus vulnérables. Nous devons veiller à axer nos efforts auprès de 188.300 déplacés, à 410.000 réfugiés, 57.400 retournés et 75.700 rapatriés pour encourager leur retour et une réintégration durable. Le plan de réponse humanitaire entend également apporter l’aide d’urgence aux réfugiés. Près de 8.000 Congolais ont traversé la frontière depuis le mois de janvier 2018”, soutient M. Ndikumana.

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Salima Mocranie, chef de bureau par intérim d’Ocha estime que le nombre de personnes en besoin humanitaire augmente d’année en année au Burundi.

“L’augmentation des chiffres ne veut pas dire que l’année 2017 n’a pas couvert des besoins mais il y a une situation qui est difficile et les vulnérabilités se sont aggravées. Il y a plus de personnes vulnérables et il n’y a pas eu plus de moyens pour y répondre. C’est pour ça que l’enveloppe financière pour 2018 est plus importante.”

Pour le coordonnateur résident des Nations unies au Burundi, Garry Conille, les agences des Nations Unies doivent distinguer l’humanitaire du développement.

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“Il n’est plus acceptable pour nous de définir le succès en matière humanitaire par le nombre d’individus qui ont reçu de l’assistance humanitaire ou qui ont reçu le type d’appui. Le succès en matière humanitaire se définit comme étant le nombre d’individus qui, s’ils font face au même choc l’année prochaine, va diminuer. Cela nécessite la participation et l’implication de tous. Avant, la section développement était complètement séparée de la section humanitaire. Aujourd’hui, on sait que ça ne peut plus se concevoir comme ça”, confie M. Conille.

La compilation des données montre bel et bien que le Nord et le Nord-Est du Burundi demeurent très vulnérables.

Source : VOAAfrique

VOAAfrique

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