Centrafrique : les acolytes du chef rebelle Abdoulaye Hissène devant la cour criminelle

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Le procès des seize acolytes parmi les éléments ayant aidé le chef rebelle Abdoulaye Hissène à s’échapper de la capitale centrafricaine Banguia a été reporté à lundi prochain par les juges de la cour criminelle, a appris Xinhua vendredi du tribunal.

Après la vérification de l’identité des accusés, quatre d’entre eux ont été relaxés. Il est reproché aux douze autres prévenus cinq chefs d’accusation qui sont : association des malfaiteurs, détention illégale d’armes et munitions de guerre, atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, destruction d’édifices publics, rébellion.

D’après les faits, M. Hissène a quitté la capitale centrafricaine Bangui le 12 août 2016 vers 20 heures dans un convoi de sept pick-up chargés d’armes et munitions et de nombreux combattants pour se rendre dans la ville centrafricaine de Kaga-Bandoro (centre-nord).

Les accusés ont tous clamé que M. Hissène était détenteur d’un ordre de mission délivré par le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra en vue de mener une sensibilisation auprès des rebelles pour qu’ils acceptent la mise en œuvre du programme du Désarmement, démobilisation et reconversion (DDRR).

Toutes ces allégations ont été balayées du revers de la main par le procureur général, Eric-Didier Tambot.

Au mois de mars 2016, M. Hissène avait fait l’objet d’une interpellation à l’aéroport de Bangui et placé en garde à vue à la brigade de gendarmerie de la Section de recherches et d’investigations (SRI). Ses hommes, lourdement armés, partis de l’agglomération du Kilomètre 5 à bord de quatre pick-up, sont allés le libérer.

En août 2016, M. Hissène a quitté la capitale centrafricaine pour la ville de Kaga-Bandoro. Ses éléments qui sont restés à Bangui et ont appris son arrivée à Kaga-Bandoro se sont mis à tirer en l’air, pour manifester leur joie. Actuellement en cavale, M. Hissène est signalé dans les villes de de Bria, Ndélé et Birao.

M. Hissène a été le leader traditionnel d’un mouvement politico-militaire, la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) avant de se mouler dans le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) de Noureddine Adam, mouvement fondu dans la coalition Séléka. M. Hissène a été ministre de la Jeunesse, des Arts et de la Culture à partir de 2013 avant d’être nommé par Catherine Samba Panza comme conseiller à la présidence de la République en charge de la jeunesse.

Source : Africatime

Africatime

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