Centrafrique : les groupes armés tendent leurs péages

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A Bangui, les pétards, les figurines de soldats et les pistolets en plastique ne sont plus autorisés à la vente afin de ne pas «renforcer la culture de la violence en Centrafrique», a très sérieusement annoncé le maire de la capitale. Interdire des jouets, geste dérisoire dans un Etat qui a perdu le contrôle de l’essentiel de son propre territoire, livré aux groupes armés qui s’affrontent pour en piller les moindres ressources. En ce début d’année 2018, la moitié de la population centrafricaine a besoin d’une aide humanitaire et une personne sur quatre a fui son foyer pour se réfugier dans une région ou un pays voisin.

Quatre ans après que les forces de la Séléka (la coalition de groupes rebelles qui s’était emparée du pouvoir en renversant le président François Bozizé) ont été chassées de la capitale, et un an et demi après la fin de l’opération française «Sangaris», «la détérioration des conditions de sécurité en République centrafricaine se poursuit», estiment les experts de l’ONU dans leur dernier rapport, publié en décembre. Ils identifient trois zones de tension : le Sud-Est, le Nord-Ouest et le Nord-Est (voir infographie).

«Asphyxie économique»

Source : abangui

abangui

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