Le chef de Révolution Justice, Armel Ningatoloum Sayo, confirme son engagement à cesser les hostilités

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Bangui – L’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Armel Ningatoloum Sayo, a annoncé, dans un entretien, samedi 3 février à Radio Centrafrique, que la décision de son groupe armé, Révolution et Justice (RJ), de cesser les hostilités sera observée « scrupuleusement ».

« Aujourd’hui que l’Etat est présent, ça ne pourrait être qu’un geste salutaire que nous, en tant que fils du pays, nous devrions saluer, nous devrions encourager parce que ça a toujours été notre souhait », a-t-il souligné, promettant une « participation total jusqu’au bout de ce processus » de désarmement.

« Le groupe continue d’observer ses engagements au sein du comité consultatif du DDRR [Désarmement Démobilisation Réinsertion Rapatriement] », a-t-il notamment affirmé, expliquant que « Si le groupe Révolution et Justice s’est relevé, c’est parce que y a eu un climat d’instabilité causé par des groupes inconnus », notamment le Mouvement National de Libération de Centrafrique (MNLC), de Mahamat Bahar, « qui justement a commencé à implanter l’insécurité dans la région ».

Les déclarations d’Armel Ningatoloum Sayo sont faites 2 jours après la publication d’une déclaration par laquelle le chef de Révolution Justice exhorte tous ses éléments à cesser les hostilités, à déposer les armes, à intégrer le programme national de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) et à reconnaître que les forces de défense et de sécurité nationales ainsi que la MINUSCA sont les seules forces légitimes chargées d’assurer la protection et la sécurité des civils en République centrafricaine (RCA).

Elles font suite au déploiement des premiers éléments de l’armée centrafricaine, venus en appui aux casques bleus de l’ONU qui tentent depuis le 12 janvier 2018 de restaurer la sécurité dans la région de Paoua (499 km au nord de Bangui) où s’affrontaient depuis le 26 décembre 2017 les hommes d’Armel Ningatoloum Sayo et ceux du général Bahar.

Plus de 60 000 personnes se sont réfugiées à Paoua pour échapper aux violences occasionnées par les affrontements.

Soumise depuis 2013 à un embargo de l’ONU sur les armes, l’armée centrafricaine, en cours de restructuration, compte se déployer progressivement dans l’arrière-pays pour appuyer les casques bleus.

Source : abangui

abangui

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