Centrafrique: victime d’une mafia au sommet de l’Etat, le DG de CCS saisie la justice auprès de l’OHADA

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La société de production des documents administratifs et des cartes biométriques dénommée Centrafrique Cartes Systèmes (CCS), a finalement perdu le marché issu d’un partenariat avec le gouvernement centrafricain. Le Directeur Général, Dominique Yandocka se dit être victime d’une politique d’exclusion et de clientélisme sur le marché d’établissement de ces documents administratifs dont une convention de partenariat le lie avec le gouvernement. Perdu, il a annoncé au cours d’un point de presse à Bangui de recourir à la Cour de justice et d’arbitrage auprès de l’OHADA.

Le Directeur Général de la société Centrafrique Cartes Système (CCS) a fermé les portes de cette société. La société CCS, fruit d’une convention de partenariat Public-Privé avec le gouvernement centrafricain signée le 22 septembre 2016 pour un mandat de 9 ans, est une filiale d’Ivoire Cartes Systèmes.

« Sur le point strict de vue de droit, nous avons respecté toutes les exigences de procédure imposée par l’Etat et la législation, dans la plus grande transparence. En effet, outre les implications directes du premier ministre et de tout son gouvernement, nous avons respecté les formalités exigées jusqu’à la notification de la décision autorisant la signature de la convention de partenariat. Alors que tout a été mis en œuvre pour le démarrage de nos activités, grande sera notre surprise de nous entendre dire, au cours d’une audience à notre demande, le 8 avril 2017, p ar le Président de la République Faustin Archange Touadera, son intention de dénoncer coûte que coûte ladite convention afin de répondre aux pressions de ses partenaires » a fait savoir, Le Directeur Général de CCS, Dominique Yandocka.

Pour détourner le marché de l’identification, de la traçabilité des personnes et de la sécurisation des documents administratifs octroyé à la Société CCS, Dominique Yandocka a indiqué qu’un appel à manifestation d’intérêt avait été lancé par le ministère des transports en avril 2017, alors que ce département venait de signer avec ladite société un cahier de charges un mois plutôt aux fins d’attribuer le marché à une entreprise déjà ciblée. D’après le DG de CCS, c’est une société de droit omanais dénommé Aimadina qui a été retenue pour l’offre.

« Une fois de plus, dans la gestion de ce dossier, il ne souffre plus d’aucun doute pour notre part que le Président de la République est pris en otage par un groupuscule d’individus, irréductibles partisans de la propension à la corruption, à la gabegie, au clientélisme, au favoritisme et à la lutte pour des positionnements et d’intérêts personnels, égoïstes, et étrangers à ceux de la nation.», a dénoncé le DG de CCS.

En détournant ce marché en faveur d’une entreprise étrangère, Dominique Yandocka a déploré qie c’est la défense de tous ces vices et de tous ces maux cités ci-haut qui ont gangréné la République, qui vient de prendre le dessus dans la gestion du dossier CCS et d’enterrer définitivement la politique de la rupture à laquelle tous avaient cru, pour la promotion de la jeunesse et la défense de la cause commune.

« Point n’est besoin de réfléchir assez longtemps pour comprendre en l’espèce que CCS est tout simplement victime d’un système, d’un régime et d’une famille politique. Et à travers ma personne et la société CCS, c’est toute une génération qui est visée et sacrifiée, c’est toute une génération qui a labouré et qui est obligée de leur laisser le champ pour que le président Touadera et ses amis en tirent profits de tous les produits, c’est toute une génération qui est écartée de la gestion des affaires de la cité et qui est condamnée à mourir avant les générations précédentes », a-t-il renchérit.

Dépourvu de tout, Dominique Yandocka a annoncé un recours à la Cour de justice auprès de l’OHADA, compétente sur ce dossier. D’après lui, plus de 3 milliards de FCFA ont été déjà investi par sa société pour le démarrage des activités notamment le recrutement du personnel, les charges, l’achat et acheminement des matériels entre autres.

Source : abangui

abangui

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