Centrafrique : arrivée à Paoua du premier détachement des FACA en zone non-sécurisée

0
224

Un détachement des Forces armées centrafricaines (FACA) est arrivé vendredi dans la ville centrafricaine de Paoua (nord-ouest) où les militaires sont appelés à opérer en synergie avec les casques bleus aux fins de repousser les éléments rebelles qui y foisonnent et qui sèment la désolation au sein de la population, a appris Xinhua samedi d’une source locale.

« Les FACA, dirigées par le capitaine Gambi, sont entrées dans la ville de Paoua ce vendredi 26 janvier sous les applaudissements des habitants très enthousiastes », a précisé la source.

Le premier détachement des FACA déployé en zone non-sécurisée est d’abord un test de l’utilisation des militaires centrafricains aux côtés des casques bleus, puis la conséquence de deux visites des autorités nationales à Paoua. La première a été conduite le 5 janvier dernier par la ministre de la Défense nationale, Marie-Noëlle Koyara, et la seconde a été dirigée le 19 du même mois par le président de la République Faustin-Archange Touadéra.

Au cours de ces deux visites, les victimes de la crise de Paoua ont réclamé l’opérationnalisation des FACA aux côté des casques bleus de la mission onusienne en Centrafrique MINUSCA.

« Les FACA ne sont pas à Poua de manière pérenne », a déclaré le ministre de la Communication et des Médias et également porte-parole du gouvernement, Ange-Maxime Kazaguy, ajoutant que les militaires qui sont présentement déployés « vont opérer aux alentours de la localité pour repousser au plus loin les forces agressives ».

Vers la fin du mois de décembre dernier, des affrontements très dévastateurs ont opposé et continuent d’opposer les rebelles de Révolution justice (RJ) d’Armel Ningatouloum Sayo à ceux des autres factions de la Séléka, dont le Mouvement national pour la libération de la Centrafrique (MNLC) de Mahamat Bahar.

Ces affrontements ont pour conséquences les tueries de masse, l’incendie systématique des villages et des greniers, enfin, un important mouvement de population. Plus de 70.000 personnes désormais, fuyant les hostilités, se sont agglutinées au centre-ville de Paoua, dans des familles d’accueil ou sur des sites des déplacés, dans des situations humanitaires très dramatiques.

Source : abangui

abangui

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here