Un groupe armé de RCA dément être impliqué dans le « coup d’Etat » déjoué en Guinée équatoriale

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Un groupe armé centrafricain, ancien fer de lance de l’ex-coalition Séléka, a démenti vendredi toute participation à la tentative de « coup d’Etat » que Malabo affirme avoir déjoué fin décembre.

« C’est de la folie », a assuré à l’AFP par téléphone Bachar Fadoul, un proche du chef du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), Noureddine Adam.

Le FPRC « condamne avec la dernière rigueur cet acte de déstabilisation », selon un communiqué reçu vendredi par l’AFP, et affirme que « la Séléka n’a pas (eu) d’éléments » dans cette tentative.

La coalition rebelle pro-musulmane Séléka avait pris Bangui en 2013, renversant le régime du président François Bozizé, avant d’en être chassé en 2014 par une intervention militaire internationale.

Mi-janvier, le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema avait affirmé dans un entretien à la radio RFI et à la chaine de télévision France 24 que « la Séléka, notamment », avait joué un rôle dans la tentative de putsch que le gouvernement a affirmé avoir déjoué.

Selon Malabo, un groupe de mercenaires étrangers – des Tchadiens, des Centrafricains et des Soudanais – avait voulu attaquer le chef de l’Etat, qui se trouvait dans son palais de Koete Mongomo, à une cinquantaine de km du carrefour des trois frontières entre le Gabon, la Guinée et le Cameroun.

Le groupe d’individus a été interpellé au Cameroun, à ce même carrefour des trois frontières, le 27 décembre. Selon des sources concordantes, le frère de l’homme d’affaires Sani Yalo, un proche du président de RCA Faustin-Archange Touadéra, fait partie des personnes interpellées.

Le 18, une délégation centrafricaine composée du ministre de la Sécurité, Henri Wanzet Linguissara, de la ministre de la Défense, Marie-Noëlle Koyara, et du ministre de la Justice, Flavien Mbata, s’est rendue à Yaoundé pour y rencontrer le Ministère des affaires étrangères camerounais au sujet du « coup d’Etat » de Guinée, selon des sources à Bangui.

Le 9 janvier, Faustin-Archange Touadéra s’était rendu à Malabo pour « apporter tout le soutien » de la Centrafrique à son voisin, selon la présidence de RCA. Auparavant, des délégations ministérielles tchadienne et gabonaise avaient fait le déplacement en Guinée pour y rencontrer M. Obiang.

Le président équato-guinéen a limogé ces dernières semaines plusieurs hauts responsables du régime, dont son petit-fils, sur fond de soupçons de connivence avec le « coup d’Etat » que Malabo affirme avoir déjoué fin décembre

Source : abangui

abangui

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