Centrafrique : 2017, année marquée par des troubles humanitaires malgré la réorganisation des acteurs

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BANGUI, 26 Janvier 2017 (RJDH) —La situation humanitaire s’est détériorée en 2017, malgré les opérations du retour des déplacés dans leurs quartiers respectifs. Plusieurs points faibles mais aussi forts ont été relevés.

L’Opération Noël à la maison, lancée en décembre 2016 par le Chef de l’Etat centrafricain, Faustin Archange Touadera, et qui s’est étendue en 2017 a permis la fermeture de tous les sites des déplacés de Bangui dont le plus grand site de l’aéroport Bangui-M ’Poko et dans certaines villes de provinces. Plus de 75.000 personnes déplacées à Bangui ont enfin quitté les sites pour les quartiers du retour ou pour les nouveaux quartiers.

Bien que Bangui ait dit au revoir aux sites des déplacés, l’intérieur du pays a connu un regain de violence, à partir du mois de Mai 2017 notamment à l’Est et au Centre-nord, poussant ainsi plusieurs familles à fuir leurs habitations. Les violences à Bangassou, Alindao, Zemio ont provoqué l’augmentation du nombre des déplacés et des réfugiés. Plus de 500.000 déplacés internes et 480.000 réfugiés sont alors enregistrés en Juin alors que plus de la moitié de la population a besoin de l’aide humanitaire.

Dans le but de maitriser l’aide humanitaire en raison des nouveaux besoins, le gouvernement et la Coordination des Affaires Humanitaires sont obligés de réviser le 18 aout 2017 le Plan de Réponse Humanitaire lancé en janvier 2017 pour couvrir la période 2017-2019.

Le plan de réponse humanitaire initial ne répondait plus aux besoins dans un contexte d’augmentation de l’effectif des déplacés et des réfugiés. Il prévoyait la réponse aux besoins critiques et urgents de 2,2 millions de personnes avec une enveloppe de 399,5 millions de dollars.  Le plan révisé demandera 497 millions de dollars soit une augmentation de 100 millions de dollars. A l’heure actuelle, 30% des financements sont mobilisés.

Plusieurs plaidoyers ont été faits par le gouvernement, le Président de la République et les acteurs humanitaires pour plus d’appui à la Centrafrique. L’accalmie dans certaines villes a permis le retour volontaire des réfugiés du Congo, du Cameroun et du Tchad. Mais la Centrafrique a aussi organisé dans la sérénité le retour en décembre 2017 d’au moins 1.500 réfugiés soudanais, qui vivaient depuis 10 ans en Centrafrique et dans la région de Pladama-Ouaka à Bambari.

Dans une situation sécuritaire tendue, la réponse humanitaire est devenue alors difficile et au prix du sang des acteurs humanitaires. 13 ont trouvé la mort en 2017, plusieurs braquages enregistrés poussant ainsi plusieurs ONG humanitaires à suspendre soit à se retirer de certaines villes.

2018 s’annonce avec les grand défis du retour des déplacés et réfugiés mais aussi du relèvement.

Source : RDJH

RDJH

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