Centrafrique : un groupe armé menace de séquestrer des écoliers et leurs enseignants

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Le chef du groupe rebelle Mouvement national pour la libération de Centrafrique (MNLC), Mahamat Bahar, a exigé depuis trois jours à des parents de la ville centrafricaine de Ngaoundaye (nord-ouest) de cotiser 2.500 francs CFA pour chaque écolier et 5.000 francs CFA par enseignant, sans quoi il les prendrait en otage, a appris Xinhua vendredi d’une source locale.

« Effrayés par cette menace, les parents ont retiré leurs enfants de l’école incriminée tandis que les enseignants, eux, sont sur le qui-vive », a déploré le député de Ngaoundaye, Bernard Dillah, demandant au gouvernement et à la mission onusienne en Centrafrique MINUSCA de débarrasser les populations de ce chef rebelle.

M. Dillah a signalé que le chef du MNLC règne à Ngaoundaye en maître absolu, semant la désolation et la mort. Ce qui l’empêcherait d’avoir une oreille attentive aux pourparlers initiés depuis l’ultimatum par les autorités locales.

La MINUSCA, dans un communiqué du 18 janvier, a condamné « la poursuite des violences entre les groupes Révolution et justice (RJ), répondant à l’autorité d’Armel Ningatoloum Sayo, et le MNLC sous le commandement de Mahamat Bahar ».

« Les enquêtes préliminaires menées par la MINUSCA, d’après le communiqué, indiquent que les éléments du groupe RJ ont intentionnellement attaqué et tué des civils. Par ailleurs, le MNLC serait responsable de la destruction de plusieurs villages au nord de Paoua, brûlant des centaines de maisons et provoquant la mort et le déplacement forcé des populations de ces zones ».

La MINUSCA a rappelé à MM. Sayo et Bahar leur responsabilité de commandement pour les crimes graves commis par des éléments sous leur autorité.

Source : abangui

abangui

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