Retour triomphal de l’ex-Premier ministre Carlos Gomes Junior à Bissau

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Il avait été renversé le 12 avril 2012, entre les deux tours d’une élection présidentielle dont il était largement donné vainqueur, lors d’un putsch mené par le général Antonio Indjai, limogé en 2014 par l’actuel président, José Mario Vaz, de ses fonctions de chef d’état-major.

Carlos Gomes Junior a été accueilli par des milliers de partisans de sa formation, le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), dont certains portaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire: « Le fils du pays est de retour ».

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Visiblement ému, il a été ovationné par la foule, qui chantait et dansait, tout au long du parcours de l’aéroport Osvaldo Vieira à sa résidence privée.

« Aujourd’hui, je suis de retour pour embrasser mes frères, mes amis, les encourager à chercher une voie de sortie de crise par le dialogue », a-t-il déclaré, en référence à la crise entre le président Vaz et son ancien Premier ministre, Domingos Simoes Pereira, chef du PAIGC, auquel M. Vaz appartient également.

« Je crois que la réconciliation est possible », a dit à la presse M. Gomes, tout en assurant n’avoir « aucune intention de revenir en politique ». « Nous avons une grande responsabilité envers la communauté internationale », a-t-il ajouté.

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« Nous sommes les continuateurs de Cabral (Amilcar Cabral, héros de l’indépendance de cette ex-colonie portugaise, NDLR) mais nous ne sommes pas capables de diriger notre pays, de dialoguer comme des frères », a déploré M. Gomes, ancien chef du PAIGC.

MM. Vaz et Pereira s’accusent mutuellement de faire obstacle à l’application de l’accord conclu à Conakry en octobre 2016, sous l’égide du président guinéen Alpha Condé dans le cadre d’une médiation de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

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Cet accord prévoit une « procédure consensuelle » pour choisir un Premier ministre « ayant la confiance du président » et devant rester en place jusqu’aux élections législatives prévues en 2018.

Le président Vaz a accepté par décret mardi la démission de son Premier ministre Umaro Sissoco Embalo, dont le PAIGC réclamait le départ, mais la désignation d’un nouveau chef de gouvernement se fait toujours attendre.

Le 16 décembre, la Cédéao a de nouveau sommé les protagonistes de parvenir à une solution dans un délai d’un mois, sous peine de sanctions.

Avec AFP

Source : VOAAfrique

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