Portrait d’une jeune fille handicapée mais plein d’espoir dans le camp de Diffa

0
31

Les personnes handicapées vivent difficilement, comme on peut l’imaginer leur statut.

Parmi elles, une jeune fille de 14 ans a fui avec ses parents un village du Nigeria en 2015 pour se retrouver dans un quartier en périphérie de la ville de Diffa.

Elle s’appelle Souyeba. Elle vivait avec ses parents dans le village de Madari au Nigeria jusqu’à ce jour de l’année 2015 où une attaque des éléments de Boko Haram visa son village.

Il fallait donc s’enfuir pour trouver refuge. Ce fut une grande peine pour ses parents du fait de son infirmité. ‘

« C’était moi qui la portais au dos tout le long de notre fuite », raconte sa mère. « Je me souviens comme si c’était hier ».

Elle poursuit : « ils ( les éléments de Boko Haram) étaient venus une nuit, nous étions obligés de sortir pour aller en brousse. Au petit matin, nous avions commencé à marcher pour aller au bord de la rivière de la Komadougou. C’est à la tombée de la nuit que nous avions pu avoir une pirogue qui devait nous conduire à Baga, le village le plus proche. Là-bas, nous avons passé quelques jours avant de venir ici à Diffa ».

Tout cela n’a pas visiblement affecte le moral de la jeune fille qui s’est très vite intégré.

Elle partait même à l’école aux premiers mois de leur arrivée.

« J’ai arrêté d’aller à l’école parce qu’elle n’est plus près de chez moi, mais aussi parce que mon vélo est régulièrement en panne », déplore Souweba.

Pour occuper son temps qu’elle a l’impression de perdre en étant assise à ne rien faire, Souweba souhaite avoir des moyens (financiers notamment) pour entreprendre des activités génératrices de revenus.

« Afin de parvenir à satisfaire mes besoins d’habillements, notamment je voudrais avoir des fonds pour faire par exemple de la couture ou encore l’élevage de petits ruminants », ajoute la jeune fille soutenu dans cette idée par son père.

« Je la vois très mal aller en train de mendier. C’est pourquoi s’il y a des bonnes volontés qu’elles lui viennent en aide afin de pouvoir faire ce qu’elle vient de dire ».

« Ce sera un grand soulagement pour nous », soupir le vieux papa de Souweba.

Comme beaucoup d’autres réfugiés qui vivent dans le quartier Charre-zamna de Diffa, la famille de Souweba dit n’avoir bénéficié des appuis des structures humanitaires que sur quelques mois après leur arrivée.

Depuis, plus rien. La mère de Souweba est alors obligée parfois d’aller cueillir en brousse des fruits qu’elle revendra pour acheter de quoi manger pour elle, son mari et leurs enfants.

Abdoul-Razak Idrissa, envoyé spécial à Diffa

Source : VOAAfrique

VOAAfrique

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here