Centrafrique : quand le procès Andjilo n’interpelle pas les ‘’Auto-défense’’ de Bangassou

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Les paisibles populations de la ville de Bangassou croulent encore sous les affres des groupes armés qui se croient les maîtres de la localité. Les actes criminels de tout genre sont perpétrés au quotidien sur les populations, alors que d’aucuns pensaient que le procès Andjilo en cours devrait servir de leçon. Car, après tout, tous les criminels devront répondre de leurs actes devant la barre si ce n’est lors des sessions criminelles, ce sera devant la Cour pénale spéciale ou la Cour pénale internationale.

Il est dit qu’un peuple périt faute de connaissance, mais la perpétuation des violences par les groupes armés à Bangassou relèverait de la pure absurdité. Puisque somme toute, ces auteurs de crimes savent qu’à l’mage de Rodrigue Ngaïbona alias ‘’Général Andjilo’’, ils seront traqués et traduits en justice pour les crimes et sévices dont ils sont auteurs sur la paisible population.

En effet, la violence à main armée et la criminalité deviennent de plus en plus sont demeurées endémiques à Bangassou. Les habitants sont sujets de multiples cas d’agression sans défense depuis presque dix mois consécutifs – œuvres machiavélique des jeunes dits ‘’auto-défense’’ ainsi que des ex-seleka. Ces criminels sont aujourd’hui dissimulés sur le site des déplacés parmi les musulmans chrétiens.

« On ne peut plus vivre ici », ainsi a déclaré un habitant sous l’anonymat. Et d’expliquer que « chaque nuit, il y a au moins entre deux ou trois braquages. Nous vivons dans l’insécurité totale sans la protection. En plus de la ville de Bangassou, ces bandits sévissent sur l’axe Ouango Bangassou et Gambo- Pombolo. C’est bandes armés règnent en maître dans la localité »

Faut-il souligner au passage que le 4 janvier dernier, l’Abbé Blaise Bissialo, Curé de la Paroisse Christ Roi de Bangassou a été sauvagement agressé par les éléments identifiés comme les musulmans du site de déplacés, puis évacué d’urgence à Bangui par les soins de MSF. D’ailleurs, ce dernier suit encore des soins dans la capitale centrafricaine.

L’être humain n’est plus sacré. Les agresseurs de tout genre ont refait surface. La population sacrifiée ne sait plus à quel saint se vouer.

A la faveur de l’absence de la justice et la faiblesse de l’autorité de l’Etat dans la ville et surtout la passivité de la Minusca tant décriée, la population continue de subir les effets pervers de la crise, ainsi que des dégâts collatéraux orchestrés par les hommes armés.

Ceux qui continuent de commettre des exactions sur les paisibles Centrafricains doivent savoir, une fois de plus, que tôt ou tard, ils seront rattrapés, s’ils n sont pas tués sur les théâtres d’affrontements, et devront répondre de leurs actes devant la justice. Ils doivent aussi tirer des leçons sur le procès du fameux général Andjilo.

Source : abangui

abangui

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