Imbroglio après l’annonce de l’ouverture du capital de PME publiques en Algérie

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Le 23 décembre, le Premier ministre Ahmed Ouyahia avait annoncé que le gouvernement allait « faciliter l’ouverture du capital des Petites et Moyennes Entreprises publiques », après la signature par le gouvernement, le patronat et la principale centrale syndicale du pays, d’une charte visant à développer les partenariats entre les secteurs publics et privés.

« Aucune privatisation ou ouverture de capital des entreprises nationales ne sera faite sans l’accord du président de la République. Ce sont ses prérogatives », a assuré dimanche le ministre de l’Industrie Youcef Yousfi à la radio publique.

Le site Algérie1 a publié dimanche une « directive présidentielle » adressée aux ministères algériens, « qui subordonne désormais tout projet d’ouverture du capital (…) à l’accord préalable » du président de la République.

Une source gouvernementale a confirmé à l’AFP l’authenticité du document.

Pour le député Ramdane Taazibt, du Parti des Travailleurs (extrême-gauche), « c’est un rappel à l’ordre du chef de l’Etat à son Premier ministre ».

« C’est un désaveu et une remise en cause de la politique de bradage des entreprises publiques », a-t-il déclaré à l’AFP.

M. Ouyahia a été nommé Premier ministre en août, après le limogeage trois mois à peine après sa nomination d’Abdelmajid Tebboune, critiqué pour sa politique économique.

L’Algérie fait face depuis 2014 à la chute des prix des hydrocarbures – qui représentent 95% des ses ressources à l’exportation -, avec notamment pour conséquence l’aggravation de son déficit budgétaire et une sérieuse érosion de ses réserves de change.

Avec AFP

Source : VOAAfrique

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