Centrafrique : La MINUSCA contente d’elle fait son bilan 2017

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Bangui – Mission renouvelée en novembre dernier, nonobstant la défiance quasi-générale des centrafricains à qui l’on a rien demandé, la MINUSCA pour sa première conférence de presse de 2018 a brossé son bilan de l’exercice passé.

C‘était Mme Uwolowulakana Ikavi-Gbétanou la Porte-parole par intérim qui était aux commandes, pour spécifier un bilan des différentes activités réalisées en 2017.

A coups de subtiles périphrases, elle a su habilement éviter les sujets qui fâchent. Ce n’était pas l’endroit ni le moment.

Après les habituels vœux de bonne année, elle a précisé qu’« En novembre, le conseil de sécurité, par le biais de la résolution 2387, reprécise les principales missions de la MINUSCA qui restent essentiellement les mêmes, à savoir la protection des populations civiles, l’appui aux institutions démocratiques et le renforcement de l’autorité de l’État ».

Exit en toute tranquillité, la mission première de la force onusienne, à savoir LE DÉSARMEMENT DES BANDES ARMÉES. Sujet manifestement devenu tabou.

Au niveau des annonces, elle a déclaré qu’un panel de facilitation de l’initiative de l’Union Africaine tiendra sa deuxième série de consultations en févier 2018.

Concernant les atteintes aux droits de l’homme en RCA, elle a déclaré que « la mission a enregistré 2.710 incidents de violations et d’abus des droits de l’homme, affectant 4.412 victimes, dont les groupes armés sont responsables pour 1.714 incidents et 966 incidents attribués aux agents étatiques, notamment des détentions arbitraires ».

Il est bien évident que les abus sexuels des casques bleus sur des civils – qui ont atteint un pic en 2017 – qu’ils sont censés protéger ne figurent pas dans ces statistiques. Des abus sexuels que la MINUSCA étouffe systématiquement.

Evoqué également, le dossier des affaires pénitentiaires, “au total 23 projets de réhabilitation d’infrastructures ont été achevés en vue de moderniser les installations de sécurité et améliorer les conditions de vie des prisonniers dans 11 prisons.”

Sur le marronnier de l’insipide DDRR que soutien l’institution, la dame sans vergogne déclare que le bilan est positif, “car, lancé le 30 août 2017 par le Président centrafricain, le projet est en cours. Les phases de « désarmement et démobilisation » sont terminées en décembre 2017, avec 439 combattants dans sept localités, sachant que sur 14 groupes armés, seuls deux groupes armés n’ont pas fourni leur liste.”

Source : abangui

abangui

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